LE RENARD

(Vulpes vulves)


Le renard le 30 janv 2014

Le régime alimentaire de maître Goupil :

Le régime du renard varie suivant les saisons, les régions, et aussi suivant les individus. Pendant la plus grande partie de l'année, il se nourrit surtout de mulots, de campagnols, de souris, mais aussi de grenouilles, d'insectes (de bousiers principalement), d'écrevisses, d'escargots, voire de charognes. Il adjoint à ce menu des oeufs, des oiseaux, des fruits et, lorsque l'occasion se présente, des pièces de gibier. A l'époque de la reproduction, les choses vont tout autrement obligé de subvenir aux besoins de sa famille, il s'empare de la volaille jusque dans les cours de ferme.

Outre les lapins et les lièvres, il capture faisans et perdreaux et s'attaque même aux chevrillards, malgré les coups de pied que lui prodiguent les chevrettes, et dont il est parfois la victime. Lorsqu'une épaisse couche de neige recouvre le sol, il poursuit parfois les chevreuils adultes, qui se blessent sur la croûte gelée; il finit par les rattraper et les dévore tout vivants.

Un des mode de chasse de maître Goupil

Durant la nuit, et quelquefois de jour, les renards se groupent par deux - soit deux camarades, soit un mâle et une femelle - pour chasser : tandis que l'un d'eux suit le lièvre ou le lapin en donnant de la voix, l'autre se tient en embuscade à un carrefour ou dans une coulée propices.  

Le Rut :

Le rut du renard commence en janvier et se poursuit jusqu'aux premiers jours de mars.

C'est surtout à cette époque que la violente odeur musquée de l'animal est perceptible en forêt et au coin des haies, probablement là où il a uriné.

Cette odeur est celle de la sécrétion de glandes anales, mais surtout d'une zone glandulaire située à la base de la queue et, bien délimitée dorsalement, à l'endroit où le poil prend souvent une teinte plus foncée.

Les renards s'accouplent le plus souvent dans un terrier.

Durant cette période, il n'est pas rare de trouver dans le même terrier 3 voir 4 animaux.

La gestation :

La gestation dure environ huit semaines; la renarde, après avoir visité plusieurs terriers, en choisit un qu'elle garnit des poils qu'elle arrache d'abord de sa poitrine, puis dans la zone des mamelles.

Le nombre des renardeaux est généralement de cinq ou six, mais il peut osciller entre trois et huit; le nombre de douze, qui a été indiqué par plusieurs observateurs, doit constituer une rare exception, à moins qu'on ne l'explique par la promiscuité de deux femelles dans un même terrier.

A leur naissance, les renardeaux sont de couleur gris souris et très passifs; ils sont aveugles pendant une douzaine de jours et leurs oreilles sont tombantes. Leur mère reste couchée sur ou près d'eux durant les  dix ou quinze premiers jours, mais ensuite elle ne les visite qu'à intervalles réguliers pour leur donner à téter, se tenant le reste du temps dans un autre terrier ou dans un autre coin du terrier, ou bien même dans des buissons aux alentours de celui-ci. Les dents des renardeaux font leur apparition au bout de trois semaines; c'est le moment où le père doit commencer à assurer le ravitaillement; malheureusement, comme il s'en acquitte bien, cela ne va pas sans heurts avec le garde-chasse et le fermier !. Cependant maître Goupil est suffisamment intelligent pour commettre ses larcins loin du terrier ou est sa progéniture, ce qui rend pour nous beaucoup plus difficile la quête de la nichée.

Les renardeaux grandissent rapidement et manifestent bientôt le désir de connaître le monde extérieur; ils sortent alors du terrier, et c'est l'époque où, par les belles journées ensoleillées d'avril et de mai, on peut les voir jouer avec une grâce charmante et enfantine. Quelquefois aussi leur mère prend part à ces jeux, se rasant, puis bondissant au milieu de ses rejetons. Si rien d'intempestif ne survient, ceux-ci resteront groupes jusqu'au début de l'été au lieu qui les a vu naître; la mère a-t-elle au contraire l'impression que celui-ci a été découvert ou se trouve menacé, alors elle emporte un par un les renardeaux, par la peau du cou, dans une retraite plus sûre.

Les Terriers:

D'une manière générale, le renard ne creuse pas souvent son terrier ou si c'est le cas les galeries sont dans la plus part des cas peu profondes et de faible longueur. Il profite donc des terriers de notre terrassier local "monsieur blaireau" en le délogeant. Dans de très nombreux cas, il creuse simplement un court boyau (courte galerie) au fond d'une des galeries déjà existantes au bout du quel il creuse aussi son accul.

Le terrier du renard comporte trois parties distinctes : 

la maire, qui constitue l'antichambre;

la fosse, dans laquelle l'animal accumule ses provisions et qui présente au moins deux issues; souvent la fosse est située dans des galeries voisines et sans correspondance sous-terraine avec le terrier principal.

enfin l'accul, ou habitation proprement dite, qui n'a qu'une seule entrée. C'est une cavité de petite dimension dans laquelle la renarde met bas. Cette cavité est brute, c'est à dire qu'a l'inverse du blaireau elle n'est tapissée d'aucune litière.

 Bien qu'en France le renard ne se voie gratifié que du terme péjoratif de " puant ", il est considéré comme un animal de chasse à tir enviable en Europe centrale; quant à nos voisins d'outre-Manche, on sait en quelle haute estime ils tiennent le renard, le fox-hunting étant un sport national et même, aux yeux de certains, le sport par excellence.

Si l'on est " vulpicide " par goût ou par nécessité, on se doit donc de l'être aussi sportivement et humainement que possible, et c'est pourquoi il faut absolument condamner l'emploi de la chloropicrine ou d'autres gaz comme moyen de destruction.


Molécule de chloropicrine

La gâle du renard

 

 


le renard

        

 

 

 Ste de Chasse de POUMEYROL (19) en 1995

TIR DE NUIT ET COMPTAGE NOCTURNE

Matériel :
Tous les véhicules conviennent au tir de nuit.
Les phares utilisés ont une puissance de 50 ou 100 watts, sont équipés d'une poignée et d'un interrupteur. Leur portée varie de 100 à 400 mètres. Les projecteurs sont choisis en fonction de leur maniabilité (poids, encombrement). Ils sont branchés soit sur l'allume-cigares, soit directement sur les bornes de la batterie à l'aide de deux pinces.
Les armes utilisées sont des carabines Anschuss ou Mannlicher de calibre 222 Remington ou 222 Remington Magnum. La balle est de petit calibre (5,70 mm), très rapide (plus ou moins 1 000 m / seconde) suivant la marque utilisée.

Les carabines sont équipées d'une lunette de grossissement 6 ou 8x.

Les optiques pour la chasse ne doivent pas permettre le tir a plus de 300 m, c'est la loi,sauf certains cas.  

Les balles sont expansives, donc très meurtrières, tuant l'animal sur place si celui-ci est touché. Ce calibre est fréquemment utilisé pour le tir des animaux de taille égale ou inférieure à celle d'un chevreuil. Toutes les armes utilisées sont équipées de la double détente, ou stecher. Tous les animaux abattus sont recueillis. Chaque véhicule transporte des sacs et des gants plastique pour la manipulation et le transport des animaux.

 

Comportement du renard face au tir de nuit :
Il semble que le comportement des renards soit étroitement lié aux conditions météorologiques, à l'heure de la découverte, au lieu où ils sont surpris, et à leur distance par rapport à la voiture.

Les conditions météorologiques influent de différentes manières sur les possibilités de tir. Il n'est possible de surprendre et de tirer les renards que lorsque ceux-ci recherchent leur nourriture dans les champs (mulots, vers de terre). Par grand froid et terrain gelé, il est inutile de sortir : les renards sont généralement en forêt, le long des ruisseaux, torrents ou cours d'eau de toutes sortes. La pleine lune, avec ciel découvert, n'est pas propice au tir de nuit : les renards ne tiennent pas le phare, ils déguerpissent dès qu'on les éclaire ; de plus, ils sortent peu et restent à couvert. De même, le vent du Nord (bise) empêche les animaux de sortir en terrain découvert. Par contre, les grands mauvais temps (pluie ; neige avec faible vent d'Ouest ou absence de vent) sont des facteurs de réussite. L'hiver, les redoux sont excellents, la fonte momentanée de la neige sur les versants bien exposés fait apparaître des concentrations de renards. Toutes les saisons sont propices au tir de nuit, à l'exception des mois de mai et juin, où l'herbe est trop haute en plaine ; il faut à ce moment-là effectuer les tirs en montagne.

Le choix des heures est très important : il n'est pas possible de commencer trop tôt pour des raisons de discrétion et de tranquillité, et il semble en outre que les renards tiennent mal le phare en début de nuit, même par bonnes conditions climatiques (mauvais temps). Les renards sortent de leur remise à la tombée de la nuit, mais en général, ils ne se voient dans les prés qu'à partir de 23 heures. Il semble que leur activité maximum de chasse soit comprise entre 23h et 4h du matin, et qu'ils rentrent vers 4h30 ou 5h du matin, même en plein hiver où le jour ne se lève que 3 heures plus tard.

Les lieux où sont concentrés les renards sont ceux où la nourriture est abondante (décharges publiques, espaces dégagés de neige lors des redoux.). Cependant, les renards ne sont jamais observés sur les décharges proprement dites, mais toujours à côté. Il arrive de surprendre des renards dans des villages en train de fouiller des poubelles, mais en général, ils s'enfuient avant même qu'il ait été possible de les éclairer.

Les renards surpris par le phare près de la voiture (20 à 50 mètres) détalent très vite, mais s'arrêtent généralement à 100 ou 150 mètres lorsqu'ils sont appelés. Il s'agit d'une règle générale qui comporte un certain nombre d'exceptions, surtout par temps de pluie ou de neige. Généralement, les renards surpris « chez eux », c'est-à-dire dans la nature, en plein champ, même près des maisons, tiennent le phare. Les renards, certaines nuits favorables, se soucient peu d'être dans le champ d'un phare et continuent de chasser tranquillement : il est alors possible de les voir sauter sur des mulots, les poursuivre, jouer avec, ou se remplir l'estomac de vers de terre. Etant toujours en mouvement, il faut alors les appeler longtemps pour qu'ils s'arrêtent, et tournent la tête : c'est à ce moment-là qu'il faut les tirer. Il arrive également qu'ils ne s'arrêtent pas et qu'ils disparaissent derrière une crête. Il est enfin fréquent de tirer des renards assis en plein champ, qui ne se soucient pas du phare et qui ne donnent pas l'impression d'être très occupés.
Concernant la recherche et l'approche, les phares étant très puissants, les yeux sont repérés à 400 ou 500 mètres. Les animaux sont approchés, soit à travers champ si le terrain et les cultures le permettent, soit sur les routes si celles-ci passent à proximité.

Mesures de sécurité :
Il ne faut pas tirer les animaux à moins de 200 mètres d'une maison d'habitation. Le principe de la balle fichante doit obligatoirement être respecté, c'est-à-dire qu'il ne faut tirer que lorsque la balle peut s'arrêter dans une butte de terre. On ne tire jamais sur un animal en crête. Il faut éteindre le phare quand une voiture est aperçue, dans les agglomérations, et ne jamais éclairer des maisons ou des véhicules.

Les principaux inconvénients de cette technique résident dans le fait qu'elle est très fatigante, qu'elle demande une grande technicité aux utilisateurs (connaissance des réactions des renards, absence de faux mouvements, connaissance de son co-équipier, nécessité d'être un bon tireur), et une longue période d'apprentissage, et que les renards manqués une ou deux fois deviennent rapidement intirables.