Espace santé

Cette page n'a aucune intention de se substituer au Vétérinaire traitant qui a examiné et pris en charge un chien malade. Il est le seul à pouvoir établir un diagnostic et le plus compétent pour lui prodiguer les soins appropriés.
 

Squelette d'un chien: mammifère carnivore domestique élevé pour accomplir différentes tâches auprès de l'homme.
Crâne: boîte osseuse contenant l'encéphale.
Vertèbres cervicales: os du cou.
Vertèbres thoraciques: os formant la partie dorsale de la cage thoracique.
Vertèbres lombaires: os du dos situés au niveau des lombes.
Sacrum: ensemble des vertèbres sacrées.
Vertèbres caudales: os de la queue.
Pelvis: os du bassin.
Fémur: os de la partie de la patte arrière la plus rapprochée du corps du chien.
Péroné: un des deux os de la partie inférieure de la patte arrière du chien.
Tibia: un des deux os de la partie inférieure de la patte arrière du chien.
Tarse: os du talon.
Métatarse: os du pied situé entre le tarse et les phalanges.
Phalange: os formant les orteils.
Phalange: os formant les doigts.
Métacarpe: os du pied de la patte antérieure situé entre le carpe et les phalanges.
Carpe: os du poignet.
Cubitus: un des deux os de la partie inférieure de la patte avant du chien.
Radius: un des deux os de la partie inférieure de la patte avant du chien.
Humérus: os de la partie supérieure de la patte avant du chien.
Côte: os de la cage thoracique.
Omoplate: os de l'épaule.
Maxillaire inférieur: mandibule.
Orbite: cavité du crâne dans laquelle repose l'oeil.

 

Anatomie interne d'un chien: mammifère carnivore domestique élevé pour accomplir différentes tâches auprès de l'homme.
Encéphale: siège des capacités intellectuelles du chien.
Moelle épinière: partie importante du système nerveux.
Estomac: partie du tube digestif située entre l'oesophage et l'intestin.
Rate: organe hématopoïétique fabriquant des lymphocytes.
Rein: organe de purification sanguine.
Rectum: dernière partie de l'intestin.
Vessie: poche dans laquelle s'accumule l'urine avant d'être éliminée.
Pénis: organe sexuel mâle servant à la copulation.
Testicule: organe sexuel mâle fabriquant les spermatozoïdes.
Intestin: dernière partie du tube digestif.
Foie: glande digestive fabriquant la bile.
Coeur: organe de pompage sanguin.
Poumon: organe respiratoire.
Trachée: tube transportant l'air aux poumons.
Oesophage: première partie du tube digestif.
Larynx: partie de la gorge du chien où sont situées les cordes vocales.

Le chien :

C'est un mammifère domestique carnivore dont il existe des centaines de races avec un poids variant de moins d'un kilo à plus de cent kilogrammes.
- Longévité : la longévité varie de 12 à 18 ans selon la taille de l'animal. Les très grands chiens vivent le moins longtemps. Les records de longévité dépassent les 20 ans .

- Régime de base : 1/3 viande - 1/3 légumes - 1/3 riz très cuit - complément minéral vitaminé. Quantité du mélange à distribuer environ 20 à 30 grammes par kilo de poids vif soit 200 grammes pour un chien de 10 kilos .

L'alimentation du chien adulte

Le chien de chasse adulte est un « saisonnier » : il n'aura pas besoin de la même alimentation pendant la période de chasse et durant le reste de l'année.

Hors période de chasse
Avant l'ouverture
Pendant la chasse
L'abreuvement

Hors période de chasse : la règle d'or = une alimentation équilibrée

Le chien n'est pas un carnivore strict.
Sa ration équilibrée doit contenir, non seulement de la viande (qui apporte les protéines), mais aussi des céréales (riz, pâtes qui apportent les glucides) et des légumes cuits (fibres). Les proportions sont d'environ 1/3 de chaque famille MAIS, de façon tout aussi indispensable, la ration alimentaire doit être complémentée en acides gras essentiels (huile végétale), vitamines et sels minéraux (qui apportent notamment calcium et oligo-éléments).
Selon les races, l'âge et le mode de vie plus ou moins sédentaire du chien, ceci nous amène à des proportions de chaque famille de nutriments allant de 30/30/30/10 à 40/30/20/10.
Si l'on omet la complémentation en huile, vitamines et minéraux, on expose à divers troubles de carence (mauvaise cicatrisation, fatigabilité, troubles de la peau, des os, ...).
La viande doit être maigre, sinon la proportion de protéines apportée par cette matière première sera insuffisante.
Le riz ou les pâtes doivent être bien cuits, sinon le chien les digère mal.

Alimentation « maison » ou industrielle ?
Il faut garder en tête que la ration ménagère n'est pas facile à équilibrer et que l'aliment industriel (croquettes ou pâtée) est une solution permettant d'atteindre facilement l'équilibre nutritionnel et d'éviter les carences.
L'alimentation « maison » demande d'établir au préalable la ration en qualité, en proportions de chaque élément et en quantité. Votre vétérinaire peut vous apporter des conseils pour ce calcul de ration.
Si vous avez du gibier à donner régulièrement à votre chien, il est indispensable de le complémenter avec des céréales et des légumes et d'apporter le complément en huile, vitamines et minéraux. Pour des raisons sanitaires, il est particulièrement recommandé de donner de la viande de gibier cuite.

Les restes de vos repas sont à proscrire
Il n'y a aucune raison qu'ils soient bien équilibrés pour votre chien. De plus, ils varient constamment et le changement dans la composition de la ration d'un chien est préjudiciable à une bonne digestion et un bon équilibre. Un changement de régime doit toujours se faire progressivement.
Donner les restes de repas à votre chien en plus de son alimentation serait par ailleurs l'exposer à des risques d'obésité à plus ou moins long terme.

Avant l'ouverture

C'est la période de remise en forme et le moment de vérifier le poids de votre chien. S'il a pris beaucoup de poids (augmentation de plus de 20%), il faut le mettre au régime au moins 3-4 semaines avant l'ouverture de la chasse (en même temps qu'il va reprendre son entraînement). Deux moyens : le rationnement (40% en moins que la ration indiquée pour le poids cible (« idéal ») de votre chien) ou l'utilisation d'une alimentation hypo-énergétique.

Pendant la chasse : Pour votre chien et son alimentation, c'est la haute saison !

Adaptation de la ration

Si vous chassez beaucoup, votre chien sera actif toute la journée à l'extérieur et ceci de façon régulière et répétée. Son alimentation doit alors s'adapter à un besoin énergétique accru. C'est en effet le besoin en calories qui augmente en période de chasse, tout en sachant que le surplus d'énergie sera plus facilement apporté par les lipides que par les glucides, que le chien digère mal.
Alimentation industrielle : augmenter de 10% à 20% la quantité de croquettes ou passer à un aliment plus énergétique (la gamme d'aliments spécifiques permet aujourd'hui de trouver l'aliment adapté).

Alimentation « maison » : une solution simple consiste à remplacer en partie la viande maigre par de la viande plus grasse.

Si l'activité de chasse de votre chien n'est qu'occasionnelle, la distribution d'un aliment plus énergétique ne doit se faire qu'occasionnellement (veille + jour de chasse)

Faut-il nourrir son chien le matin même de la chasse ou la veille au soir ?

La distribution du repas le soir est une bonne habitude. De toute façon, évitez de distribuer un repas important pendant les 2 heures qui précèdent l'effort. Cette recommandation d'ordre général, est d'autant plus forte pour les grands chiens qui peuvent être sensibles à la torsion d'estomac. Il est alors préférable de distribuer la ration alimentaire en plusieurs fois (au moins 2).

Le jour même de la chasse, emportez sur vous un complément énergétique en cas de besoin pour votre chien. Attention ! Un complément énergétique n'est pas une friandise classique (à ce sujet, n'oubliez pas que le chocolat est toxique pour le chien) ! Adressez-vous à votre vétérinaire !

L'abreuvement
L'eau est le premier nutriment et aliment indispensable à la vie. Il ne faut pas oublier que le corps est composé à 60% d'eau ! Un chien doit consommer environ 50 à 75 ml d'eau/kg/jour. Il trouve cette eau dans son alimentation (sauf croquettes) et dans l'abreuvement.

A domicile
Laisser de l'eau fraîche disponible en permanence.

En action de chasse
Le chien trouvera des occasions de boire, mais l'eau peut ne pas être de bonne qualité. Il vaut mieux éviter les eaux stagnantes (risques sanitaires, notamment leptospirose, et risque d'accumulation de contaminants).
Dans la mesure du possible privilégier l'eau des ruisseaux, qui court.
L'essentiel est surtout de s'assurer d'avoir toujours de l'eau à proximité de sa voiture afin de faire boire son chien pendant les pauses et aussitôt la fin de la chasse.

L'un des principaux éléments de cette stratégie nutritionnelle est la satisfaction des besoins énergétiques du métabolisme par les sources alimentaires de lipides, protéines et glucides.

Lipides

De tous les nutriments, les graisses alimentaires offrent la forme la plus concentrée d'énergie. Elles représentent une source d'acides gras essentiels et favorisent l'absorption de vitamines liposolubles essentielles. La densité calorique des graisses alimentaires est plus de deux fois supérieure à celle des protéines ou des sources de glucides.

Aussi, une augmentation du niveau de graisses alimentaires accroît la densité énergétique de l'alimentation. Les graisses contribuent également à la palatabilité et améliore la texture des aliments pour chiens en vente dans les magasins. Les principales sources de lipides sont la graisse de poulet, le suif, le lard, l'huile de maïs, l'huile de carthame, l'huile de soja, l'huile de tournesol, les huiles de poisson et l'huile de lin.

Protéines

L'apport en protéines provient de sources animales et végétales. Généralement, les protéines animales de première qualité présentent une meilleure digestibilité, un bon équilibre d'acides aminés et une plus grande palatabilité. Cependant, la qualité des sources de protéines animales peut varier en fonction des méthodes et des conditions de traitement utilisées au cours de la production.

Les sources de protéines animales généralement utilisées dans les aliments commercialisés pour chiens incluent poulet, farine de sous-produits de poulet, farine de poulet, bouf, oufs, farine de poisson, viande et farine d'os, sous-produits de viande, farine de viande, agneau et farine d'agneau. Les principales sources de protéines végétales des aliments pour chiens incluent farine de gluten de maïs, farine de soja, semoule de soja et germes de blé.

Les aliments pour chiens bon marché, principalement formulés avec des sources de protéines végétales, utilisent souvent une combinaison de produits à base de soja et de farine de gluten de maïs pour compenser les faibles niveaux d'acides aminés essentiels contenus dans le gluten de maïs (qui manque de lysine et de tryptophane) et des produits au soja (qui manquent de méthionine).

Glucides

Les ingrédients qui apportent des glucides digestes incluent différentes formes de maïs, riz, blé, sorgho, orge, pomme de terre et avoine. Biens cuisinés, ces ingrédients apportent une haute teneur en glucides complexes sous forme d'amidon. Parmi les autres sources de glucides se trouvent la mélasse et certains types d'amidon hydrolysé. Les glucides alimentaires sont une source d'énergie pour les chiens sportifs. Une quantité limitée de glucides peut être stockée dans le corps sous forme de glycogène, le reste se transformant en graisse pour stocker de l'énergie.

Le repas du chiot

Pendant la première semaine, suivez le régime fixé par l'éleveur ou votre vétérinaire. Augmentez graduellement le volume de la ration au fur et à mesure que l'animal grandit, et si l'alimentation ne convient pas, changez progressivement le régime pour éviter les troubles digestifs. Vous pouvez soit préparer vous-même le repas, soit utiliser des aliments tout près pour chiots.
Certaines personnes déconseillent l'emploi des aliments en boîte ou en sachet, estimant qu'ils sont de moindre qualité que les aliments frais. Toutefois, les fabricants d'aliments pour chiens font des recherches très poussées pour mettre au point des produits contenant tous les éléments indispensables à la croissance du chiot. A l'inverse, il existe un risque réel que la nourriture préparée à la maison soit déficiente en plusieurs composants essentiels, notamment en calcium.
Les aliments disponibles dans le commerce sont soit secs, et doivent être humidifiés avec de l'eau, soit semi-humides, soit conditionnés en boîte. Les produits secs et semi-humides sont généralement complets, alors que les viandes en boîte doivent être mangées avec des biscuits pour chiots et des légumes. Les instructions du fabricant sur l'emballage vous indiquent les quantités à respecter, mais elles sont souvent sûrement surestimées, aussi ajustez la ration en fonction de l'appétit de votre chiot. Mais attention, s'il est très gourmand, un excès de nourriture provoquera des diarrhées ou une prise de poids. En revanche, si les quantités sont insuffisantes, il aura faim en permanence, pleurera sans cesse pour réclamer de la nourriture et ne grandira pas correctement. Il est hélas! impossible d'établir des règles fixes et définitives quant à la quantité : à vous de juger en procédant de façon empirique.


- Vaccinations : le chien peut être protégé vis-à-vis des principales maladies virales et bactériennes.
            - Maladie de Carré : maladie virale dont les symptômes sont très variables, les troubles dominant étant neurologiques, respiratoires et                digestifs.

            - Hépatite contagieuse : maladie virale qui affecte les jeunes chiens, à dominante gastrointestinale.

            - Parvovirose : maladie virale à l'origine d'une gastro-entérite hémorragique. 

            - Leptospirose : maladie transmise par l'urine de rongeurs, causant des insuffisances urinaires et hépatiques.

La leptospirose est une infection canine courante, dont les agents infectieux les plus fréquents sont la :
L. ictero haemorrhagiae et la L. canicola.
Les micro-organismes sont éliminés avec l'urine des animaux infectés, ce qui représente un danger de contamination pour les autres animaux. L'infection se transmet par contact direct avec les animaux infectés ou à la suite de l'ingestion de substances contaminées. Une fois que la bactérie a traversé les muqueuses ou les blessures cutanées, la maladie se déclare, les agents se localisent alors dans les reins qu'ils transforment en foyer infectieux.

Symptômes de la leptospirose

La L. ictero haemorrhagiae atteint surtout le foie. Les désordres hépatiques aigus entraînent souvent la mort de l'animal, qui peut être foudroyante ou ne survenir qu'au bout de quelques jours de souffrance. L'infection se traduit par les signes cliniques typiques suivants : apathie, inappétence, diarrhée sanguinolente et, très souvent, par un ictère (jaunissement des muqueuses buccales et du blanc de l'oeil).
La L. canicola attaque surtout les reins, provoquant une néphrite qui altère le fonctionnement de l'organisme : les substances toxiques endogènes (urée), qui normalement sont éliminées par les urines, s'accumulent alors dans le sang. L'accumulation d'urée dans la circulation hématique entraîne une toxicose endogène. L'urémie se traduit par de l'apathie, des vomissements, de l'inappétence et provoque également des ulcères de la muqueuse buccale.
L'animal est en danger de mort.

Traitement contre la leptospirose    =>     VETERINAIRE URGENT

Injections intramusculaires de pénicilline G sodique et de streptomycine trois fois par jour, pendant plusieurs jours. Continuer encore deux jours après le retour à la normale de la température. La déshydratation et l'acidose consécutives à la diarrhée et aux vomissements sont traitées avec du soluté Ringer lactate. Pour guérir la toxémie liée à l'anurie, c'est-à-dire à l'insuffisance rénale, on a recours à l'hémodialyse péritonéale.

Prévention

Seule la vaccination permet de prévenir cette infection. Le rappel annuel pourra se faire en même temps que le rappel antirabique. Les chiens qui ont l'habitude de courir dans les prés ou le long des cours d'eau auront tout intérêt à être vaccinés tous les six mois. Prenez des précautions lorsque vous soignez un chien atteint de leptospirose : enfilez des gants afin d'éviter une éventuelle contagion.

            - Rage : seule maladie réglementée. La vaccination est sous la responsabilité du vétérinaire.

            - Toux de chenil : maladie provoquée par différents virus et bactéries.

            - Piroplasmose : maladie provoquée par un parasite transmis par les tiques.

. Température corporelle du chien est comprise entre 38 et 39°C

- Rythme respiratoire : il est compris entre 20 et 30 au repos. En cas de forte chaleur, il s'accélère car le chien
élimine la vapeur d'eau par la respiration.
- Rythme cardiaque : il est variable selon la taille du chien : il sera d'autant plus bas que l'animal est grand.
Il est compris entre 120 et 160 battements par minutes pour les chiens de petite taille, entre 70 et 120 pour les grandes races.
Le stress de l'auscultation porte fréquemment ce rythme aux limites supérieures.

Prévention des chaleurs chez la chienne :

Contexte :

La prévention des chaleurs chez la chienne n'est pas un conseil aussi fréquent et simple que chez la chatte. Dans la pratique, les chaleurs n'ayant lieu que deux fois par an pendant quinze jours, il est rare qu'un propriétaire adopte une contraception à longueur d'année. Mais parfois, la période d'activité sexuelle tombe mal : vacances, chasse, visite dans la famille, présence d'un mâle... Il faut alors prévenir ou reporter la période d'activité sexuelle pendant un temps limité. Si on intervient avant le début des chaleurs, des solutions pratiques et sûres peuvent être mises en oeuvre.

Rappels pathogéniques et cliniques:
a) Cycle sexuel de la chienne :
- Age moyen de la puberté : 6 à 18 mois.
- Périodicité des chaleurs : en moyenne 2 fois par an.
- Durée des chaleurs : 15 à 20 jours.
- Durée de la gestation : 60 jours.
- Pas de ménopause mais la période de repos sexuel - l'anoestrus - s'allonge avec l'âge.
Le cycle sexuel de la chienne comprend deux phases qui se succèdent : Période de repos sexuel

La vue du chien

. Période de repos sexuel.

Cette période comprend le post-oestrus marqué par une forte sécrétion de progestérone suivie de l'anoestrus véritable période de "repos hormonal" et sexuel. La période de repos sexuel se caractérise par une absence d'activité reproductrice. Pendant cette période qui dure plusieurs mois la contraception s'opère physiologiquement.Signes de repos sexuel : pas de perte, refus du mâle, vulve taille normale.
Durée du repos sexuel : 4 à 6 mois.
L'intervalle entre deux chaleurs peut être variable d'une chienne à l'autre sans que cela soit un signe de dysfonctionnement. Par contre il doit rester constant pour un même animal. Dans le cas contraire, il faut consulter le vétérinaire.

. Chaleurs: Les chaleurs comprennent deux phases : le pro-oestrus puis l'oestrus. L'ovulation intervient entre le 8e et le 13 e jour après les premiers signes de chaleurs. Les signes de chaleurs sont : des pertes sanguines, le sexe gonflé, le port de la queue sur le côté, l'acceptation du mâle. La durée des chaleurs est de12 à 20 jours.
Pour prévenir ou reporter l'apparition des chaleurs, il est indispensable de se situer par rapport à la date d'apparition des prochaines chaleurs. L'intervention doit avoir lieu entre 7 et 15 jours avant les premiers signes de chaleurs. 
Date d'apparition des premières chaleursLes premières chaleurs apparaissent entre 6 et 18 mois. Les petites races sont plus précoces que les grandes.

Attention, il ne faut jamais donner de l'aspirine (acide acetylsalicylique) et ses dérivés à un chien.

faire vacciner son chien est un devoir, le faire identifier est une obligation.

Les vaccinations canines protégeront le chien contre les principales maladies infectieuses mortelles. Elles permettent également d'éradiquer des virus qui ont fait de nombreuses victimes par le passé. Chez l'homme par exemple, près de 300 millions de personnes au XXème siècle sont décédés à cause du virus de la variole. Le vaccin mit au point a été très performant ce qui a permis l'éradication de la maladie sur toute la planète après que toutes les personnes aient été vaccinées.
Il est également judicieux pour son porte-monnaie d'effectuer les vaccinations à son chien car il est moins onéreux de le vacciner que de le soigner. Les deux premières injections ne suffisent pas à garantir au chien une immunisation à vie, le rappel annuel devra être impérativement réalisé.
Les dates des principaux vaccins
Vaccinations

7 à 9 sem

11 à 13 sem

3 mois

4 mois

Rappel annuel

Maladie de Carré 1ère injection 2nd injection     Tous les 2ans
Parvovirose 1ère injection 2nd injection     Tous les 2ans
Hépatite 1ère injection 2nd injection     Tous les 2ans
Leptospirose 1ère injection 2nd injection
(1 mois après)
OUI
Taux du chenil     1 injection   OUI
Rage     1 injection   OUI
Piroplasmose     1ère injection 2nd injection OUI

Plusieurs maladies font l'objet de vaccins:

- La maladie de Carré (C)

- L'Hépatite de Rubarth (H)

- La Piroplasmose (Bab)

- La Parvovirose (P)

- La Toux de Chenil (Pi) Para Influenza

- La Leptospirose (L)

Le diagnostic de cette maladie, qui affecte l'ensemble du territoire, est problématique en raison de la grande diversité des signes cliniques: après une phase d'incubation de 6 à 14 jours, le tableau évoque une septicémie avec, éventuellement, de la fièvre, des frissons, une tachycardie, une augmentation de volume de la rate, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, une éruption cutanée, un syndrome méningé ...
Selon les modes de dissémination, on peut toujours trouver une atteinte hépatique avec ictère (jaunisse) , une insuffisance rénale, des signes neurologiques, des perturbations sanguines, une atteinte pulmonaire ou cardiaque, une atteinte oculaire.
Le diagnostic biologique est difficile: mise en évidence des leptospires dans le sang, les urines ou le liquide céphalo-rachidien peut être impossible à certaines périodes de la maladie. La sérologie n'a d'intérêt qu'au bout de 10 jours au moins.
La transmission est variée: par morsure (notamment du rat) ou par simple contact avec les rongeurs, ou des animaux d'élevage (porcs).

- La Rage (R)
Cette maladie très contagieuse est due à un virus transmis par les rongeurs et elle est responsable d'une atteinte hépatique souvent mortelle. Il faut 2 injections avec un intervalle de 1 mois, puis un rappel tous les ans. Pour les chiens de chasse, on recommande un rappel tous les 6 mois. Les bactéries sont véhiculées par les rongeurs, ragondin et autre rat musqué, la transmission se fait par l'urine. On les retrouve dans les zones humides telles que marécages, étangs ou rivières ; elles pénètrent par voie transcutanée et se traduisent par une gastro-entérite hémorragique et un ictère flamboyant, parfois compliqués, pour la forme la plus rare de lésions hépatiques, cardiaque ou céphalique.

- La Rage (R) pour laquelle la vaccination est fortement conseillée voire obligatoire dans certains pays et pour les chiens de catégories 1 et 2. Le vaccin de la rage est maintenant enregistré sur le Passeport Européen qui suivra votre chien durant toute sa vie.

Le premier rappel de la Maladie de Carré, la Parvovirose et l'Hépatite doit être réalisé un an après la première injection puis les rappels seront effectués tous les 2 ans.


LA PIROPLASMOSE

 Les tiques sont des parasites particulièrement dangereux et malheureusement très répandus en France. Elles enfoncent leur rostre qui pénètre profondément dans la peau du chien et commencent leur repas sanguin. Lors de ces repas elles sont susceptibles de transmettre des maladies graves aux chiens.

Les tiques sont des acariens, elles sont proches des araignées. Elles ont huit pattes et mesure environ 5mm à jeun. Elles vivent essentiellement dans les bois et dans l'herbe. En France, trois espèces sur les huit cents répertoriées dans le monde sont présentes.
 
La tique s'agrippe aux poils de l'hôte, bien souvent un chien, et recherche une zone où la peau de celui-ci est fine telles que les oreilles, l'abdomen ou entre les doigts afin de planter son rostre et commencer son repas sanguin. Après une période maximale de 10 jours, elle se détache et cherche une autre proie

La piroplasmose (ou babésiose) est une maladie très fréquente chez les animaux et en particulier chez le chien. Elle détruit les globules rouges de l'animal par le biais d'un parasite appelé Babesia Canis qui se propage dans le sang. Chaque année, cette infection tue de nombreuses bêtes en France.
Les symptômes sont la fièvre, l'anémie, abattement intense et des urines foncées. Un chien sans appétit dont les urines deviennent foncées peut être la conséquence d'une
piroplasmose. Il existe un traitement, si elle est pris à temps, qui permet de les soigner mais cela peut entraîner des séquelles au niveau rénal et hépatique.

La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse due à une bactérie du type Borrelia. Les tiques propagent cette maladie.
Les symptômes sont la fièvre et votre chien peut boiter à cause de douleurs articulaires et musculaires importantes. Cette maladie peut être contagieuse pour l'homme et mortel chez les animaux.

Les symptômes sont généralement similaires à ceux de la piroplasmose. Ils sont la présence de fièvre, d'anémie et des micros hémorragies du nez et la présence de sang dans les urines.
Cette infection peut être mortelle sans traitement.


La transmission

C'est la tique qui transmet cette maladie au chien des parasites de la piroplasmose. Ces parasite se propagent dans les globules rouges provoquant une anémie. Les reins et le foie se retrouvent également intoxiqués. Cette affection n'est cependant pas transmissible à l'homme ni aux autres animaux.

Les symptômes

Le chien a une faible émotivité, faible, et refuse de se nourrire. Il a vomissement et est pris de fièvres. Ses urines sont d'un rouge orangé ou marron foncé.

Informer d'urgence votre vétérinaire qui établira un diagnostic précis dans les plus bref délais.

Le traitement

Selon le stade d'évolution de l'affection, le praticien agira par des injections ou perfusions ou même par transfusions afin de stabiliser la destruction des globules rouges.

Le traitement est efficace, si il est démarrer a temps, il peut y avoir des complications. Il est donc important en cas de symptome d'emmener votre chien d'urgence chez le vétérinaire.

DELAIS :  Le délais de traitement peut être de 2 à 5 jours pouvant aller a quelques semaines si le chien a était pris trop tard, cependant il se peut que le chien garde des séquelles s'il a vraiment était pris trop tard. Cependant, il est conseillé de demander l'avis au vétérinaire si dans le cas votre chien chasse.

La prévention :

- Les anti-parasitaires

Le meilleur moyen de prévenir la piroplasmose est d'empêcher la tique de piquer. Il faut avoir très bon anti-parasitaire. L'anti-parasitaire doit être utilisé pendant le printemps et automne, la ou les risques sont les plus élevé. 

- La vaccination

Le vaccin est conseillé mais n'est pas d'une éfficacité totale surtout sur des chiens adultes.

Source : Internet

Les Puces

Contexte

La maîtrise de l'infestation par les puces nécessite un conseil stratégique qui doit être maîtrisé par l'ensemble de l'équipe officinale. C'est le premier conseil en termes de fréquence et de poids économique. Avec le réchauffement du climat et les systèmes de chauffage urbain, on note la présence de puces tout au long de l'année. Le pic d'infestation et le risque maximal de contamination se situent le plus souvent de la fin mars à la fin octobre.Pour mettre en oeuvre le conseil le plus adapté à chaque client, il faut :

- Une formation de l'équipe avec mise en oeuvre systématique d'une grille d'analyse au comptoir (présence de croûtes, de dépilation, où se situent les lésions : sur le dos, la croupe, le ventre.).

- Un stock large avec des médicaments modernes performants, comme des préparations à administration cutanée en « spot-on » ou des lotions rémanentes en spray, et des médicaments plus classiques.

- Des " plans " de lutte anti-puce qui ciblent les parasites adultes qui vivent sur l'animal et les formes immatures dans l'environnement.

Il est nécessaire dans tous les cas de traiter longtemps (au moins six mois) et de briser le cycle de reproduction de la puce afin de prévenir les rechutes. Ainsi une connaissance de la biologie de la puce est nécessaire

Cycle parasitaire de la puce

Le cycle de la puce s'étend sur 3 à 4 semaines environ selon les conditions climatiques.
- L'adulte femelle pond de 300 à 2000 oeufs qui donnent des larves.
- Les larves se nourrissent du sang à moitié digéré et rejeté par les adultes et de squames cutanées provenant de l'animal.
- Les larves deviendront adultes en quelques semaines, mais, si les hôtes se font rares, ou la température trop froide,
elles peuvent patienter à l'état de nymphes dans un cocon protecteur, trop petit pour être visible.
- Ce cocon qui abrite la future puce adulte résiste à tous les insecticides. Il peut survivre jusqu'à 6 mois dans le milieu extérieur.
- De ce cocon sortira un adulte qui va infester de nouveau l'animal et qui pondra à son tour. La puce adulte meurt naturellement au bout de deux mois environ.Les études montrent que les puces passent au maximum 10 % de leur vie sur l'animal de compagnie et le reste dans l'environnement : panier, moquettes, sols...
- Dans la grande majorité des cas, il s'agit des puces de chat, Ctenocephalides felis, qui vont prendre un repas de sang le plus vite possible après leur arrivée sur le chien.
. Contamination
- Animaux infestés
Mis en contact avec un animal infesté, un sujet sain récupère environ 3 puces en deux heures. Cela suffit à contaminer la maison puis l'animal, de façon massive, en quelques semaines.
- Environnement
Cette notion recouvre les locaux et tous les animaux vivants en contact avec le sujet à protéger. Il faut distinguer le cas ou l'environnement est maîtrisable (appartement) et peut être traité par pulvérisation ; ou non maîtrisable (pavillon, jardin, ...) la lutte biologique étant l'unique alternative envisageable pour assainir le milieu.
- parasites internes
La puce est elle-même l'hôte intermédiaire d'un parasite intestinale, vers plat du type tænia « dipylidium caninum ».
Une puce ingérée par l'animal, en se léchant, libère alors la larve de ce vers qui peut se fixer à l'intestin de celui-ci.

Principes actifs anti-parasitaires externes:

. Pyréthrinoïdes de synthèses:
Les pyréthrinoïdes synthétiques stables aux ultraviolets ne sont pas ou peu toxiques pour le chien. Ils sont potentialisés par le butoxyde de pipéronyle. Ils sont contre-indiqués chez le chat [1]. Très économiques, ce sont les seuls médicaments à avoir une action répulsive sur les insectes. Les formes galéniques modernes (lotions et solution d'application en « spot on ») leur confèrent une rémanence d'un mois. Quelques médicaments : DEFENDOG®, DOG-NET Spot®, DUOWIN®, SCALIBOR®, PULVEX®...

. Les phenyls-pyralzolés:
Le fipronil (FRONTLINE®) est le principe actif leader au niveau mondial et en France. Le fipronil, premier représentant d'une nouvelle famille d'antiparasitaires externes : les phényl-pyrazolés, agit sur le système nerveux des insectes en inhibant le neuromédiateur GABA. Il se lie naturellement à la peau et reste actif 60 à 90 jours contre les puces, 30 jours contre les tiques. Il est aussi actif contre les poux . L'efficacité est maintenue même après des bains ou des shampooings. La rémanence est élevée : une grande majorité des animaux sont indemnes de puces un mois après le traitement. Disponible en pompes de 100, 250 ml et 500 ml ainsi qu'en spot on chien 2 à 10 kg, chien de 10 à 20 kg, chien de 20 à 40 kg, chien plus de 40 kg. Doué d'une bonne tolérance, le fipronil peut s'utiliser sur les très jeunes animaux et les femelles gestantes ou allaitantes.

. Les nitro-pyrazolés:
Le représentant principal de cette famille, l'imidaclopride, est disponible sous forme de solution concentrée (spot-on) Il est adapté aux animaux de tous âges ,, y compris les chiots et les chatons de plus de 8 semaines. C'est un médicament d'une grande rapidité d'action, indiqué uniquement contre les puces, actif sur les adultes et les larves 
ce qui permet d'assainir progressivement l'environnement.
Quelques médicaments : ADVANTAGE®, BIOCANISPOT®.

. Les organophosphorés: Les organophosphorés sont des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase. En plus de leurs propriétés acaricides et insecticides, certains d'entre eux ont un spectre d'activité anthelminthique. En cas de surdosage, ils peuvent être toxiques . Certaines précautions sont donc indispensables : respecter la posologie ; ne pas traiter de façon concomitante avec d'autres médicaments à activité anticholinestérasiques (organophosphorés, carbamates).

Quelques médicaments : SPRAY INSECTICIDE CLEMENT®, TIQUANIS®, DIMPYGAL®, ...

. CarbamatesLes carbamates sont des anticholinestérasiques comme les organophosphorés, mais moins toxiques (il faut être toutefois prudent chez le chiot ). Le carbaryl et le propoxur sont souvent employés pour l'extérieur et les chenils (notamment pour la destruction des blattes) . Ils sont potentialisés par le butoxyde de pipéronyle comme les pyréthrines. Ils agissent sur l'arthropode par ingestion ou par contact. Leur rémanence est du même ordre que celle des organophosphorés (quelques jours). Ils sont présentés sous forme de poudres, de bombes insecticides.
Quelques médicaments : CARBYL®, POUDRE INSECTICIDE CLEMENT®...

. Nitenpyram (CAPSTAR®)Le nitenpyram (posologie minimale : 1 mg/kg) passe très rapidement dans le sang après absorption gastro-intestinale puis élimine plus de 90 % des puces adultes en 4 heures. Les premières puces tombent en 15 minutes et 100 % sont tuées en 24 heures.

Des études de tolérance n'ont montré aucun effet secondaire lorsque la molécule est administrée à 10 fois la dose recommandée, chaque jour pendant deux semaines. Ces propriétés remarquables sont à relier avec un mode d'action inédit. Le nitenpyram qui appartient à une nouvelle famille d'insecticides, les néonicotinoïdes, se fixe sur les récepteurs nicotiniques post-synaptiques

spécifiques des insectes. Il conduit à une mort très rapide de la puce en bloquant la conduction nerveuse; Le nitenpyram est disponible sous forme de comprimés pour chiens.

. Les inhibitueurs du cycle de la puce: Le lufénuron (PROGRAM®) est un inhibiteur de développement des insectes qui agit sur la chitine (IGR). Il s'administre par voie orale ou par injection sous-cutanée, puis circule dans le sang. Les puces adultes ingèrent le médicament et le transmettent à leurs oeufs qui ne peuvent plus se développer. Il doit être administré à tous les animaux du même foyer, qui doivent l'ingérer une fois par mois (à associer à un adulticide si les animaux sont infestés).

. Autres inhibiteurs de croissance des insectes Pyriproxyfène, methoprène, fenoxycarb,flufénoxuron... Toutes ces molécules inhibent la croissance des puces dans l'environnement en agissant comme une hormone juvénile.

Formes galéniques

La forme galénique doit être adaptée à l'animal, au niveau de l'infestation et aux capacités du propriétaire : c'est essentiel pour l'observance du conseil et la prévention des ré-infestations au long cours. L'environnement est aussi à prendre en compte car il constitue un réservoir important. Si la prévention sur l'animal peut en prendre en charge une partie, en jouant sur les différentes phases du cycle notamment larvaire, des spécialités sont disponibles pour traiter non plus l'animal mais la maison.

Selon les spécialités, la rémanence varie de 2 à 60 jours : le propriétaire doit renouveler les applications selon cette caractéristique fondamentale afin d'éliminer les puces présentes sur l'animal et d'assurer une protection permanente sur au moins 6 mois. 

. Lotions Face à une infestation massive, les lotions en spray-pompe modernes combinent l'efficacité et la rapidité d'action. Le traitement est poursuivi généralement à raison d'une à deux applications par mois (tous les deux mois pour les puces pour le fipronil en spray). Les molécules disponibles sous cette forme sont les pyréthrinoïdes synthétiques (perméthrine) et le fipronil. Les performances de ces lotions dépendent à la fois de la qualité du principe actif et des caractéristiques de l'excipient. Appliquées selon un protocole renforcé, elles permettent de contrôler les allergies à la salive de puce ]. Quelques médicaments à base de perméthrine : DEFENDOG®, DUOWIN®...À base de fipronil : FRONTLINE Spray®.

. Spot-on : solution en application cutanée: En cas d'infestation massive, les lotions ou les aérosols agissent plus vite. Cependant, les spot-on constituent un moyen de traitement plus pratique à employer. Voilà pourquoi, ils sont en progression constante. L'offre est large et les caractéristiques très différentes selon le principe actif employé (fipronil, imidaclopride, perméthrine) et l'agent véhiculant qui va assurer la diffusion du principe actif sur l'ensemble du corps de l'animal. Aux premières pipettes agissant par voie systémique (TIGUVON®) se sont ajoutées celles agissant par contact direct avec les puces. Faciles à appliquer les pipettes autorisent des traitements longs qui permettent une véritable protection . Quelques médicaments: FRONTLINE Spot®, ADVANTAGE®, BIOCANISPOT®, DOG-NET Spot®, PULVEX Spot®, DUOWIN Contact®....

. Aérosols
Les aérosols (pyréthrinoïdes, organophosphorés) sont économiques, rapides d'action et faciles d'emploi, notamment chez les chiens. Exception : les animaux nerveux qui peuvent être effrayés par le bruit, notamment les chats chez lesquels il convient de les employer avec prudence (toxiques). Deux pulvérisations hebdomadaires s'imposent [79]. Quelques médicaments : SPRAY INSECTICIDE CLEMENT®, TIQUANIS®, SPRAY ANTIPARASITAIRE THEKAN®, PULVO INSECTOL®...

. Shampooings:
Les shampooings (pyréthrinoïdes organophosphorés) se contentent de tuer les parasites présents sur l'animal lors de l'application. Seules quelques spécialités revendiquent une rémanence d'une à deux semaines sur les puces et les tiques, en prévention, ces dernières seulement sont intéressantes .Quelques médicaments : BIOZOOL S, SHAMPOOING INSECTICIDE BIOCANINA®, PULVEX Shampooing®, SCALIBOR Shampooing®

. Colliers:
Les colliers anti-parasitaires sont peu utiles à titre curatif sur des infestations importantes [65]. Ils sont la forme la plus ancienne de prévention disponible sur le marché et leur vente diminue d'année en année [38]. Les principaux principes actifs disponibles sont : diazinon encore appelé dimpylate (organophosphoré), propétamphos (organophosphoré), tétrachlorvinphos (organophosphoré), propoxur (carbamate), Fluméthrine...Quelques médicaments : COLLIER ANTIPARASITAIRE BIOCANINA®, CLEMENT®,

Les principes de base du conseil reposent sur quelques actions simples qui doivent être conduites avec plus ou moins d'intensité et avec des moyens adaptés selon les cas particuliers:

- Éliminer au plus vite les puces sur l'animal en évitant les accidents thérapeutiques.

- Éliminer les puces immatures (larves, oeufs) dans l'environnement.

- Prévenir les ré-infestations par une protection longue durée 

Il existe de nombreux conseils contre les puces un peu plus délicats à mettre en oeuvre. Voici des solutions toujours d'actualité.

. Jeunes de moins de deux mois et femelles gestantesChiots et chatons de moins de deux mois ne peuvent être traité de façon moderne qu'avec du fipronil en spray. Un peu plus âgés (3 à 4 mois), la sélamectine ou l'imidaclopride en pipette sont indiqués.

. Chiots et chatons de plus de deux mois polyparasitésLes chiots et chatons atteints de gale des oreilles, infestés par les puces et les ascaris peuvent être traités d'un seul geste avec la sélamectine (STRONGHOLD®).

. Très grands chiensPour les très grands chiens, il faut utiliser de grandes présentations en spray (500 ml) comme DEFENDOG® ou FRONTLINE® ou des pipettes grands chiens.

FRONTLINE Spot On XL® répond à ce critère. Avec les autres spot-on, plusieurs pipettes peuvent  être appliquées en différents points du corps : le coût de traitement peut devenir prohibitif.

. Chiens couverts de puces; Pour tuer rapidement les adultes présents sur l'animal :
appliquer une lotion (FRONTLINE®, DEFENDOG®), un spray (Insecticide Clément®, TIQUANIS®) ou un shampoing antiparasitaire (Shampoing antiparasitaire Thékan® , Shampooing insecticide Biocanina Scalibor®,PULVEX® ), puis mettre en place un traitement de l'animal et de l'environnement sur 6 mois au moins, soit avec le même médicament adulticide, plus une spécialité pour l'environnement (PROGRAM®, Eco-Logis®, Insecticide Clément Thékan®), soit avec un spot on (FRONTLINE®, BIOCANISPOT®, DOG-NET Spot®).

. Individus à poils longs qui acceptent les comprimésLes individus à poils longs, difficiles à traiter avec des spécialités de contact peuvent recevoir l'association nitempyram (CAPSTAR®) en comprimés pour éliminer les puces adultes et lufénuron (PROGRAM®) pour assainir et bloquer le  cycle de la puce.

L'EHRLICHIOSE

 Présente dans toutes les régions du monde, en Europe on la retrouve principalement dans les pays du Sud et en Afrique dans les pays du Maghreb.

Transmission

Responsable de l'infection, la tique contamine le chien en le piquant et lui transmettant les bactéries se reproduisant dans le sang.

Symptômes

Fatigue, fièvre, des douleurs articulaires ou des vomissements sont les diffèrents symptôme que l'on peut détecté, ils disparaissent en quelques jours et elle peut être détectée que par analyse sanguine. 

Précautions : Prospecter le chien après chaque sortie, les tiques doivent être enlevées le plus rapidement possible, Il est conseillé d'avoir un bon traitement anti-parasitaire.

La maladie peut se déclarer plusieurs mois ou années après la contamination. cela est généralement fatale aux chiens.

Les symptômes sont : Fatigue excessive, peu d'appêtit, amaigrissement,douleurs articulaires et peut rencontrer des saignements de nez.

Traitement

Prise à temps, cette maladie se combat  par la prise d'antibiotiques prescrit par le vétérinaire. La difficulté du diagnostic et l'état de l'infection est souvent fatale.


Source : Internet

LA MALADIE DE LYME


Bactérie transmise par la tique qui elle est responsable de cette maladie, cette maladie peut être transmise à l'homme ou nous la retrouvons dans les régions Nord-Est de la France.

Le diagnostic est difficile puisque les symptômes peuvent se présenter jusqu'à plusieurs mois après introduction de la bactérie par la tique.

Symptomes :

- Fatigue et de fièvre.
- Douleurs articulaires ou musculaires .
- Eventuellement : Insuffisance rénale ou cardiaque, troubles nerveux, avec crises non régulières
.

Le traitement :

le traitement est établi sur la base d'antibiotiques.

Pour lutter contre cette maladie, la protection contre les tiques et le contrôle systématique du chien après les sorties.


Source : Internet

Echinococcoses

Vous trouverez sur cette page plusieurs liens sur l'echinococcose dont une présentation de prévention.

Prévention echinococcose

 

echinococcose alvéolaire

 

Echinococcoses

La leishmaniose


La leishmaniose est une maladie chronique due à un protozoaire parasite (une leishmanie), c'est à dire un organisme microscopique qui se reproduit dans certaines cellules de l'organisme. Cette maladie est très répandue dans différentes régions du Monde. En Europe, elle concerne principalement le
Bassin Méditerranéen. En France, la région méditerranéenne, la région du Sud-Ouest ainsi que certains départements de la région Rhône-Alpes comme l'Ardèche sont concernés. Cette maladie est en effet transmise par la piqûre d'un moustique bien particulier, le phlébotome, qui ne vit que dans certaines régions du globe. L'aire de répartition de la maladie dépend donc directement de l'aire de répartition de ce moustique.

Cette maladie est une zoonose (maladie commune au chien et à l'homme).

Zones à risques pour la leishmaniose


Quels sont les signes de la maladie

C'est une maladie d'évolution lente dans la plupart des cas, parfois très grave chez le chien. Tous les chiens piqués par le moustique ne développent heureusement pas la maladie ! Certains chiens sont prédisposés et il semble que certaines races ou certains individus autochtones soient naturellement protégés contre la maladie (ils hébergent le parasite sans être malades). Le moment d'apparition des symptômes est très variable d'un chien à l'autre (de un mois à 6 ans après la piqûre). Ce protozoaire parasite les cellules de différents organes. Il est à l'origine de dommages multiples dans ces différents organes (foie, peau , rate, ganglion, rein).

De ce fait, les symptômes de cette maladie dépendent de la localisation du parasite dans l'organisme du chien. Ils peuvent apparaître simultanément ou séparément, ce qui rend le diagnostic d'autant plus difficile.

Les symptômes essentiels de cette maladie sont les suivants :

  • un amaigrissement progressif du chien
  • des problèmes cutanées. Les lésions de la peau sont généralement des lésions ulcératives (formant des « cratères » dans la peau) en particulier au niveau du nez, des oreilles, des coussinets. La peau présente souvent des pellicules en grand nombre (dermatite sèche) mais sans démangeaisons. Le chien malade peut également perdre ses poils.
  • des saignements de nez plus ou moins fréquents et souvent impressionnants
  • des ongles anormalement longs
  • les ganglions, le foie et la rate qui augmentent de taille.

D'autres symptômes sont plus occasionnels comme :
  • la fièvre (pas toujours présente)
  • une atteinte des yeux: les parasites peuvent également entraîner une inflammation des structures de l'oil (kétaro-conjonctivite, uvéite). Elle se manifeste par un oil rouge, larmoyant, douloureux, avec des écoulements.
  • une atteinte rénale, qui peut être très grave et souvent irréversible. Elle se manifeste par une augmentation de la prise de boisson et par conséquent le chien urine plus et plus souvent.

Le diagnostic

Le vétérinaire va suspecter la leishmaniose lors de la présence de plusieurs symptômes essentiels et à condition que le chien vive ou ait séjourné dans les régions à risque. Ce diagnostic est parfois difficile car les signes de la maladie sont très variés et parfois discrets. Plusieurs examens sanguins (sérologie, électrophorèse des protéines) permettent de confirmer le diagnostic. Dans certains cas complexes, des analyses de la peau (calques, biopsies), de moelle osseuse ou des ganglions permettent de mettre en évidence le parasite.

Le pronostic de la leishmaniose

Le pronostic est toujours réservé car le traitement est long, pas toujours bien supporté par le chien et pas toujours efficace. Le traitement permet de faire disparaître les symptômes mais ne détruit pas tous les parasites présents dans l'organisme du chien. Les rechutes sont donc possibles. Si le chien malade présente une atteinte rénale, le pronostic est mauvais car les lésions rénales sont irréversibles.

Le traitement de la leishmaniose

Il existe un traitement spécifique pour cette maladie qui est réalisé sous forme d'injections, associé à la prise de comprimés. La durée et la fréquence du traitement est variable d'un chien à l'autre. Il dure souvent très longtemps (12 mois minimum et parfois à vie). Ce traitement est parfois mal supporté par le chien et doit être interrompu.
Le chien doit être suivi régulièrement par le vétérinaire traitant car les récidives sont fréquentes.
La présence d'une atteinte rénale est de très mauvaise augure généralement, car les lésions rénales sont irréversibles.

Comment se prémunir de cette maladie


Si vous vivez dans une région où la maladie sévit ou si vous devez y séjourner, il est important de
garder votre chien enfermé dès le crépuscule. En effet, les moustiques qui transmettent la maladie (phlébotomes) sont actifs à la tombée de la nuit, surtout pendant la saison chaude. Cette précaution limite les risques de piqûres. La lutte contre les moustiques par des bombes ou des diffuseurs, ainsi que l'utilisation de moustiquaires permet également de les éviter.

Même si le risque de piqûre n'est pas totalement supprimé, nous vous conseillons d'utiliser le
collier Scalibor ou des pipettes d'Advantix , produits efficaces contre les phlébotomes, pour les chiens qui vivent ou séjournent dans les régions à risque.

Découvrez nos produits efficaces contre les phlébotomes :
Advantix et Scalibor.

Les risques pour l'homme


Comme nous l'avons dit précédemment, cette maladie existe aussi chez l'homme. Chez l'homme, cette maladie n'atteint généralement que les personnes immunodéprimées ou les enfants. Les manifestations de la maladies sont également très variées. La maladie est également transmise à l'homme lors de piqûre par les phlébotomes. De rares cas de transmission chien-homme ont été soupçonnés,mais non confirmés.

Conclusion


La leishmaniose reste une maladie répandue dans le Sud de la France. Elle se présente sous des formes très variées et pas forcément alarmantes au début.
Un diagnostic précoce et un bon suivi thérapeutique est nécessaire pour augmenter les chances de guérison. La prévention reste difficile dans les zones à risque en période d'activité des moustiques.

Les gales chez le chien

Les gales : qu'est-ce que c'est ?

Les gales sont des dermatites (affections cutanées) dues à des acariens. On distingue la gale d'oreille, due à Otodectes cynotis, des gales du corps.
Nous ne traiterons pas ici de la gale d'oreilles, à laquelle une fiche santé est exclusivement dédiée, et que vous pouvez consulter en cliquant ici :
La gale des oreilles.

Les gales du corps peuvent quant à elle être dues à deux agents pathogènes :
-    
Sarcoptes scabiei : On parle de gale sarcoptique. Ce parasite touche plutôt le chien. Le chat n'est qu'exceptionnellement atteint. Il s'agit d'une zoonose, c'est-à-dire que la maladie peut également toucher l'homme, qui peut se contaminer au contact d'un chien atteint.
-    
Notoedres cati : On parle de gale notoédrique. Elle touche quant à elle principalement les chats, beaucoup plus rarement l'homme et très exceptionnellement le chien. Cette parasitose cutanée est exceptionnelle en France à l'heure actuelle, mais bien plus fréquente dans des pays proches, comme l'Italie par exemple.

Quels sont les symptômes des gales ?


Les gales se caractérisent par des
démangeaisons (prurit) intenses, se traduisant par un grattage important. Une perte de poils (alopécie) est consécutive à ce grattage.
Si les lésions cutanées sont peu caractéristiques, leur localisation est quant à elle évocatrice de ces maladies cutanées.
Des
boutons, des croûtes, une hyperpigmentation et une lichénification de la peau sont observables :
-    Principalement au niveau des pavillons auriculaires, sur la face externe des coudes, et en région ventrale du thorax et de l'abdomen pour la gale sarcoptique.
-    Initialement au niveau de la tête (formant une sorte de « casque », puis s'étendant progressivement vers le cou, les membres et parfois le tronc pour la gale notoédrique.
Les surinfections bactériennes et le développement secondaire de levures sont fréquents.
En l'absence de traitement, des répercussions générales débilitantes peuvent affecter l'animal, en particulier pour la gale sarcoptique.

Le diagnostic de la gale

Pour suspecter une gale, le vétérinaire se base avant tout sur des observations cliniques : démangeaisons intenses, aspecte et surtout localisation des lésions cutanées.
La confirmation du diagnostic repose sur des
raclages cutanés permettant l'observation des parasites, de leurs oufs ou de leurs excréments au microscope. Mais cela n'est malheureusement pas toujours chose aisée, en particulier pour Sarcoptes scabiei.
Notez qu'il est désormais possible d'établir un
diagnostic sérologique, par prise de sang, pour la gale sarcoptique.

Les traitements de la gale

Traiter un animal atteint de gale n'est pas toujours chose aisée, mais est inévitable pour préserver la santé de l'animal.
Une fois le diagnostic établi, votre vétérinaire vous prescrira un traitement adapté, qu'il faudra suivre à la lettre. De même, les consultations de suivi sont indispensables pour s'assurer que le traitement n'est pas arrêté trop précocement.
Les traitements peuvent passer par des soins locaux (tonte et application de lotions), par des injections, ou encore par l'application de spot-ons (pipettes) spécifiques. La mise sur le marché de ces pipettes ces dernières années ont permis de faciliter grandement le traitement des affections dermatologiques comme la gale.
Traitement efficace pour les chiens de chasse : 1cc d'ivomec pour 25Kgs et 1 autre cc 10 jours après.
Baigner le chien dans du dinpygal tous les 3 jours durant 15 jours.
Enfin, l'animal sera isolé et une désinfection poussée de l'environnement ainsi qu'un traitement anti-parasitaire de ce dernier sont très fortement indiqués pour l'éradication de la maladie.

Conclusion

Les gales sont des maladies de peau pouvant s'avérer réellement dangereuses pour vos animaux, tant du fait de l'importance des lésions cutanées que des éventuelles répercussions sur l'état général de l'animal.
De très nombreuses autres affections cutanées peuvent engendrer des symptômes à priori similaires.
En cas de doute, il est donc indispensable de consulter rapidement votre vétérinaire, afin qu'un traitement adapté soit mis en place.
Rappelons enfin que les gales sont transmissibles à l'homme.

La gale d'oreilles

Cette une affection très fréquente chez le chien, particulièrement chez les animaux vivant en collectivité (élevage, refuges.). Elle est due à un acarien appelé Otodectes cynotis qui parasite également le chat. Cet acarien vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles des chiens et des chats : les adultes pondent des oufs qui donnent des larves et à nouveau des adultes. La transmission se fait d'un animal à l'autre par simple contact, et se fait souvent d'une oreille à l'autre sur le même animal.

Les symptômes de la maladie

La multiplication des parasites dans les oreilles provoque une inflammation de l'oreille (otite) souvent modérée, avec production de cérumen en grande quantité, produisant une forte odeur. Le chien se gratte souvent les oreilles et secoue la tête.

Comment reconnaître une gale ?

En examinant l'oreille de votre compagnon, vous devez apercevoir du cérumen marron foncé, voire noir, en quantité assez importante et sentir une odeur inhabituelle, caractéristique de la gale. Le vétérinaire peut s'aider dans son diagnostic en faisant un prélèvement de cérumen dans l'oreille, dans lequel il pourra observer, au microscope, les adultes, les larves ou les oufs d'Otodectes.

Le traitement

Si l'oreille est très sale, il faudra la nettoyer régulièrement avec un produit d'hygiène pour les oreilles du chien (voir notre Info Pratique sur « L'entretien des oreilles du chien »). Et, en parallèle, la traiter avec un produit acaricide (à base de molécules qui détruisent les acariens). Ces produits sont prescrits par votre vétérinaire et se présentent sous forme de pommades ou de liquides à mettre dans l'oreille du chien. Il faut toujours bien respecter la durée de traitement prescrite par votre vétérinaire, car même si la gale semble avoir disparu, les produits ne tuant pas les oeufs, le traitement doit continuer jusqu'à ce que tous les oeufs présents dans l'oreille aient éclos ; afin d'éviter toute récidive. Par prudence, mieux vaut traiter les deux oreilles et, en prévention, les autres animaux sensibles (chiens et chats) du foyer.
Pour terminer, sachez qu'il existe désormais des spot-ons (pipettes à appliquer à la base du cou/entre les omoplates) actives sur la gale d'oreille, que pourra vous prescrire votre vétérinaire à la place ou en complément des traitements locaux.

Traitement efficace pour les chiens de chasse adultes : 0,1cc de tigal dilué dans 10cc d'eau à diluer dans une flacon.
A l'aide d'une pipette , mettre un peu de ce composant dans chaque conduit auditif et bien masser + 1cc d'ivomec pour 25Kgs et 1 autre cc 10 jours après.
 

En Conclusion

La gale des oreilles est une maladie très fréquente, particulièrement chez les chiots d'élevage. Il est très difficile de s'en prémunir car elle est très contagieuse entre les chiens . Si le chiot que vous venez d'acheter se gratte les oreilles, il est possible que ce soit une gale.

L'animal qui se gratte va se mutiler ce qui favorise les infections l'aggravation des lésions. Les corticoïdes disponibles à l'officine dans des spécialités exonérées d'ordonnance sont les médicaments les plus efficaces pour contrôler le prurit. Les contre-indications des corticoïdes par voie orale sont multiples et doivent être respectées (croissance, diabète, insuffisance rénale, gestation, animal très âgé.), c'est pourquoi une prescription est nécessaire pour la plupart des médicaments les contenant. Un traitement étiologique reste pour autant indispensable, le diagnostic pouvant être posé par le vétérinaire à la suite.

- Médicaments exonérés de la liste :
CORTIKAN® lait ECZEKAN®, DERMATT®, DIFLAMIX® - Prednisolone : MICROSOLONE®, PREDNITEX® 5 et 10, DERMIPRED®, MEGASOLONE®, PRURITEX®...
- Dexaméthasone et triamcinolone : DEXORAL®, CHLORDERMA®, DERMA S® poudre,.... Antihistaminiques:
D'effet variable sur le prurit en général, ils seront efficaces sur les composantes allergiques .
Quelques médicaments : CHLORDERMA S.D. ® Chiens, HISTACALMINE®, HISTADERM®, DERMINE®, PAREMATIL®...

. Antibiotiques :

Ces médicaments ne doivent être délivrés que sur prescription vétérinaire et avec précaution en raison des risques de résistance et d'effets secondaires [11]. Ils pourront être commandés suite à une prescription vétérinaire par le pharmacien. Ce sont les plus efficaces pour contrôler une infection cutanée qui se manifeste par des croûtes, des plaques suintantes, une cellulite...
Quelques médicaments : BAYTRIL® 50 et 150, CEFASEPTIN®, MARBOCYL® 5, 20, 80 mg, ORBAX® 6,25, 25 75 mg.

. Antifongiques :

La thérapeutique des teignes repose sur l'usage d'antifongiques en applications locales ou par voie générale. Les principes actifs les plus utilisés par les vétérinaires sont les dérivés de l'imidazole. Le traitement des lésions localisées par des pommades expose néanmoins à des récidives en raison de la présence généralisée de spores au niveau du pelage .
Quelques médicaments : IMAVERAL®, KETOFUNGOL® 50 et 200.

. antiseptiques :

Quelques médicaments : DERMAFLON® (acides organiques), BIOCANISPRAY®,

CLEMISPRAY®, HIBITAN® 5 % (chlorhéxidine), DUPHADERM® (héxétidine), VETEDINE® ou BETADINE® en médecine humaine (Polyvinylpyrrolidone iodé)...

 TEIGNE OU DERMATOPHYTOSE

Source : http://sante.leobase.fr/dossiers/teigne.htm

ATTENTION la teigne est transmissible à l'homme !
Le premier but des traitements est d'empêcher la contagion vers l'humain


Présentation

C'est une mycose fréquente chez le carnivore. Elle affecte aussi bien le chien et le chat, que l'humain Elle est due à la prolifération de champignons (dermatophytes) dans les poils, l'épiderme ou les griffes.

La prévalence de cette mycose augmente en climat humide : on notera donc une recrudescence de cas en automne et en hiver. Le champignon peut être identifié tant sur l'animal infecté, que dans son milieu de vie. Les spores résistent plus de 18 mois. Selon une étude assez récente, la pathologie concerne près de 3 % de la population canine.

Plusieurs espèces sont susceptibles d'être pathogènes, tant pour l'homme que pour l'animal :

- Microsporum canis :

¤ 70% des teignes des chiens
¤ 98% des teignes des chats
¤ le plus contagieux pour l'humain

- Microsporum gypseum (plus rare)

- Trichophyton mentagrophytes (plus rare)

Symptômes

Chez l'animal la lésion peut prendre plusieurs formes

- Souvent la teigne débute sur la tête, en périphérie du museau, se propage aux membres antérieurs (particulièrement sur la face interne) par frottements. Les lésions sont facilement confondues par le néophyte avec de la démodécie. Dans de rares cas, le champignon se développe de manière diffuse : les trous n'apparaissent pas, mais une calvescence se développe sur la face ou sur le nez, rappelant certaines dermatoses auto-immunes.

- Le symptôme classique est l'apparition d'une dépilation nummulaire (dite « en pièce de monnaie »), comme taillée à l'emporte-pièce. Cette lésion primaire peut présenter des squames ou de petites pustules dues à la surinfection, et s'accroît spontanément, aussi bien localement qu'à distance, par l'ouverture d'autres « trous » dans le pelage. Ces lésions sont plus ou moins prurigineuses, modérément inflammatoire et squameuse mais c'est un caractère inconstant.

- macaron en relief (kérion), très inflammatoire, sur la face

- alopécie généralisée

- dermatite miliaire (petites croûtes) avec dépilation diffuse (surtout chez le chat)

- lésions croûteuses et séborrhéiques

Chez l'humain

* herpès circiné :

¤ plaques rouges circulaires à bord net et surélevé, squameuses et prurigineuses
¤ localisation aux zones de contact avec l'animal (bras, main, cuir chevelu..)
 

- ATTENTION la teigne est transmissible à l'homme ! Lors de dermato zoonose, les conséquences médicales et psychologiques peuvent être importante : par exemple les cicatrices peuvent engendrer des dépigmentations de la peau disgracieuses et engendrer un stress

Transmission

La teigne se transmet par contacts directs de l'animal avec les spores, qui sont les éléments virulents. Ces spores peuvent provenir d'un animal atteint, du matériel de toilettage souillé ou des brosses, d'une cage de transport ou d'un lieu visité par un animal malade. Les spores étant très résistantes, la contamination peut se produire en toute occasion. La plupart des adultes en bonne santé possèdent des défenses suffisantes et ne développeront pas une mycose clinique. Les jeunes animaux, ceux dont le système immunitaire est affaibli par une autre maladie ou la prise abusive de corticostéroïdes, développeront plus volontiers cette mycose.

- contact direct avec un animal malade ou porteur asymptomatique. Chez les mammifères domestiques, la transmission est favorisée par les rassemblements : élevages de chats, de rongeurs, de lapins, chevaux à l'écurie, bovins à l'étable, animaleries.

- contact indirect par un un objet contaminé (couffin, oreiller, matériel de toilettage...)

- les chatons des rues et les jeunes persans sont des animaux à risque

- Exceptionnellement par le sol contaminé par des spores.

Diagnostic

- En dehors des lésions cutanées évocatrices, les lésions de teigne sont classiquement mises en évidences à l'aide d'une lampe de Wood (lumière violette spécifique). En effet, plusieurs espèces de champignons présentent une fluorescence sous l'éclairage d'une lampe de Wood. Malheureusement, plus de la moitié des Microsporum canis n'ont aucune fluorescence sous la lampe de Wood ; des animaux sains, porteurs de spores, peuvent également ponctuellement présenter un test positif.

- Un autre test consiste à prélever quelques poils en périphérie de la lésion et à les examiner au microscope : 40 à 70 % des infections peuvent ainsi être confirmées.

- La technique la plus fiable consiste à réaliser une mise en culture des spores contenues dans les squames en bordure de lésion. Les milieux utilisés sont extrêmement spécifiques et relativement onéreux : en cas de doute, votre vétérinaire sera à même de vous proposer une telle démarche.

- Il est conseillé aux personnes de faire faire une culture fongique lorsqu'une lésion dermatologique est présente sur leur peau quand leur animal est atteint de teigne.

Traitement

- Sur des adultes ou de jeunes chiens en bonne santé, des lésions réduites rétrocèdent spontanément en 4 mois environ. Dans les cas plus sévères, plusieurs traitements sont possibles.

- Sur des lésions isolées, une tonte locale peut suffire à condition de ne pas irriter la peau (une irritation excessive provoquerait inévitablement une sur-infection). En complément, une pommade antifongique pourra être appliquée matin et soir. Ces topiques contiennent généralement du miconazole ou de la chlorhexidine.

- En présence de lésions disséminées sur tout le corps, un shampooing antifongique sera appliqué tous les 2 à 4 jours. Divers produits sont disponibles : un shampoing à 0.5 % de chlorhexidine, à 2 % de miconazole, ou encore au kétoconazole, mais également une solution à 2 % chlorhexidine donnent des résultats satisfaisants.

- Le traitement oral est possible, soit avec la classique griséofuline, mais également avec des molécules comme le kétoconazole, ou encore itraconazole. Les prises doivent être poursuivies plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et la forte toxicité de ces molécules (troubles de la reproduction en particulier) nécessite un contrôle du vétérinaire.

- Traitement de l'animal et de son environnement à suivre scrupuleusement pendant plus d'un mois(même si les lésions disparaissent, les spores peuvent être présentes dans les poils ou dans l'environnement et contaminer à nouveau)

- Certaines espèces de champignons s'avèrent toutefois plus difficiles à maîtriser que d'autres.

- Antimycosiques

¤ Composition : Griséofulvine (Fulviderm, Fungekil, Dermogine...)
¤ Composition : Enilconazole (Imaveral)
¤ Composition : Itraconazole (Itrafungol)

Prévention

- Les poils coupés, les ciseaux, et plus généralement tout matériel rentré en contact avec un animal infecté contribuera au transport des spores et devra être stérilisé avant d'être utilisé pour un autre animal.
- désinfectez le matériel et le lieu de vie de l'animal avec un produit fongicide ou de l'eau de javel
- lavez vous les mains après avoir touché un animal
- lavez le linge à plus de 60°C
- utilisez des gants quand vous soignez un animal malade
- jusqu'à la guérison complète de l'animal, il est conseillé d'isoler l'animal, de ne pas dormir avec et de traiter tous les animaux en contact avec lui
.


Les vers du chien


Les vers ronds

  • Les ascaris
Les ascaris sont des vers blancs qui peuvent mesurer jusqu'à 20 centimètres. Ils ressemblent beaucoup à des spaghettis ! Les chiots en sont presque systématiquement infestés. Ils se contaminent soit directement dans le ventre de leur mère, soit en la tétant après la naissance. Ces vers se nourrissent au détriment du chiot, et peuvent être responsables de diarrhées, d'alternance de vomissements et de constipation, d'amaigrissement, de ballonnement abdominal, de retards de croissance, et même parfois d'obstruction intestinale et perforation.

Les ascaris sont des parasites pouvant se transmettre à l'homme. Ils constituent un danger pour les enfants qui peuvent se contaminer dans les bacs à sable ou en jouant avec des chiens non vermifugés ou mal vermifugés. La vermifugation doit donc être systématique pour tous les chiots, tous les mois (jusqu'à l'âge de 6 mois), et deux fois par an pour les adultes,même sans observation de symptômes.
  • Les ankylostomes
Ce sont de petits vers que l'on observe très rarement dans les selles. Ils sont particulièrement agressifs pour la paroi de l'intestin. Lorsqu'ils sont très nombreux la quantité de sang qu'ils pompent est suffisante pour entraîner une anémie voire le décès du chien. Ils parasitent principalement les chiots d'élevage, ou les adultes qui vivent en groupes: pensions, meutes...
  • Les trichures
Les trichures sont des parasites du gros intestin (ou côlon) du chien. Ils mesurent 2 à 4 cm, et ont une forme enroulée à leur extrémité, dite en "crosse d'évêque". Se nourrissant en pompant du sang à travers la paroi de l'intestin du chien, ils peuvent entraîner une anémie ou des diarrhées par colites (ou inflammation du côlon) hémorragiques, qui sont très douloureuses. Les oeufs de trichures peuvent persister jusqu'à 5 ans dans le sol. Ils peuvent infester les chiens à tout âge, principalement ceux qui vivent en collectivité: meute, chenils, refuges. Les trichures sont résistants à beaucoup de vermifuges classiques. En cas de doute sur l'efficacité de celui que vous utilisez, demandez conseil à votre vétérinaire.

Les vers plats

Il s'agit principalement du ténia (Dipylidium caninum) ou "ver solitaire". Il peut mesurer jusqu'à 80 cm. Ses segments - ou anneaux - qui renferment des oeufs sont éliminés dans les selles : ils ressemblent à des grains de riz. Le ténia entraîne souvent des démangeaisons de l'anus que le chien essaye de soulager en se traînant le derrière sur le sol: c'est le « signe du traîneau ». Le traîneau peut également être lié à un problème de glandes anales. Le chien se contamine souvent en ingérant des puces porteuses de larves de ténia. Pour débarrasser votre chien du ténia il est donc nécessaire de le traiter en même temps contre les puces.

Pourquoi vermifuger mon chien ?

Tous ces parasites peuvent entraîner des troubles plus ou moins graves sur la santé de nos compagnons. Il convient de traiter préventivement, et systématiquement car on ne voit que très rarement les vers dans les selles, même s'ils sont présents dans l'intestin.
Vrai/Faux: On a coutume de dire qu'un chien qui mange de l'herbe "se purge".
Faux, le fait de manger de l'herbe ne pas pourra tuer les parasites intestinaux. Seul un vermifuge de bonne qualité peut le faire.

Quand vermifuger mon chien ?

Il est préférable de vermifuger sytématiquement :
  • Pour les chiots: une fois par mois jusqu'à l'âge de 6 mois.
  • Pour les chiens adultes: au moins trois fois par an, de préférence au début du printemps, à la fin de l'été et à l'automne.
  • Plus souvent pour les chiens qui vont dans les collectivités (pensions, chenils, expositions, chasse.)

Quel vermifuge utiliser ?

Il existe 2 types de vermifuges :
1/ Les
vermifuges prescrits par votre vétérinaire et qui, comme tout médicament, ne sont pas en vente libre. Ils contiennent une molécule qui tue les vers, les larves et les oeufs.
2/ Les
autres produits souvent à base de plantes ou d'ail, ect... qui sont naturels mais à renouveler plus fréquemment.
Suivant l'âge, le poids de votre animal, et vos habitudes, vous pouvez utiliser différentes présentations : comprimés (certains se dissolvent tous seuls dans l'eau), pâte contenue dans une seringue, liquide à mélanger à la nourriture.

Il existe de nombreux conseils contre les puces un peu plus délicats à mettre en oeuvre. Voici des solutions toujours d'actualité .

. Jeunes de moins de deux mois et femelles gestantes Chiots de moins de deux mois ne peuvent être traité de façon moderne qu'avec du fipronil en spray. Un peu plus âgés (3 à 4 mois), la sélamectine ou l'imidaclopride en pipette sont indiqués.

. Chiots de plus de deux mois polyparasitésLes chiots et chatons atteints de gale des oreilles, infestés par les puces et les ascaris peuvent être traités d'un seul geste avec la sélamectine (STRONGHOLD®).

. Très grands chiensPour les très grands chiens, il faut utiliser de grandes présentations en spray (500 ml) comme DEFENDOG® ou FRONTLINE® ou des pipettes grands chiens.

FRONTLINE Spot On XL® répond à ce critère. Avec les autres spot-on, plusieurs pipettes peuvent être appliquées en différents points du corps : le coût de traitement peut devenir prohibitif.

. Chiens couverts de puces
Pour tuer rapidement les adultes présents sur l'animal : appliquer une lotion (FRONTLINE®, DEFENDOG®), un spray (Insecticide Clément®,TIQUANIS®) ou un shampoing antiparasitaire (Shampoing antiparasitaire Thékan® , Shampooing insecticide Biocanina Scalibor®,PULVEX® ), puis mettre en place un traitement de l'animal et de l'environnement sur 6 mois au moins, soit avec le même médicament adulticide, plus une spécialité pour l'environnement (PROGRAM®, Eco-Logis®, Insecticide Clément Thékan®), soit avec un spot on (FRONTLINE®, BIOCANISPOT®, DOG-NET Spot®).

Baigner le ou les chiens de chasse dans du DUMPIGAL ( les dosages sont sur le flacon). S'achéte par 1l ou 5l.

. Individus à poils longs qui acceptent les comprimésLes individus à poils longs, difficiles à traiter avec des spécialités de contact peuvent recevoir l'association nitempyram (CAPSTAR®) en comprimés pour éliminer les puces adultes et lufénuron (PROGRAM®) pour assainir et bloquer le cycle de la puce.

La fidélisation pour le suivi du conseil à longueur d'année repose sur la pertinence de la solution proposée et son efficacité. Une fois la phase aiguë d'infestation passée, il faut mettre en place une solution de prévention facile à appliquer : les spécialités à administration cutanée facile (spot-on), par exemple, conviennent tout à fait. Un vermifuge actif sur les vers plat « Dipylidium » peut aussi être conseillé en expliquant que les puces transmettent ce parasite interne en étant ingéré par l'animal  éliminer les vers plats. Elle est souvent associée à d'autres molécules actives sur les vers ronds. Sa sécurité d'emploi est grande et il n'y a pas de contre-indication. Il peut donc être administré sans danger aux femelles gestantes et aux chiots nouveau-nés .Quelques médicaments: DRONCIT®, DRONTAL®, MILBEMAX®.
- Niclosamide :
Le niclosamide est particulièrement actif sur la plupart des cestodes, notamment Dipylidium caninum. C'est un principe actif à la fois ténicide et ténifuge, ce qui garantit une bonne efficacité en une seule administration. Il est toutefois moins efficace que le praziquantel. Il est toujours proposé en association avec d'autres molécules : pamoate de pyrantel, oxibendazole, lévamisole ...
Quelques médicaments : FELITENIA®, ASCATENE®, BUCCALOX®, POLYVERKAN®, STROMITEN®, VITAMINTHE®...

. Principes actifs à activité mixte :
- Nitroscanate :
Ce principe actif étend son action sur les vers ronds (ascaris, ankylostomes) et les vers plats (notamment Dipylidium transmis par les puces). Il ne couvre pas les trichures. Sa tolérance est excellente et il est efficace en une seule administration. De plus, il est parfaitement toléré par la femelle gestante ou allaitante et le chien âgé ou affaibli. Il est donc destiné à tous les chiens, quel que soit leur âge .

Quelques médicaments : LOPATOL® 100 et 500, SCANIL®.
- Benzimidazolés :
Flubendazole, mebendazole, oxibendazole .
Fenbendazole : Le fenbendazole est indiqué pour traiter les ascaridioses, les ankylostomoses, les trichuroses et les téniasis du chien. Il n'est pas actif sur Dipylidium. Il est efficace contre tous les vers ronds, quel que soit leur stade d'évolution. Il peut être employé chez la gestante pour réduire l'infestation des chiots. (PANACUR 250®).

Oxfendazole : Le spectre couvre les ascaris, les ankylostomes, les trichures et les ténias, y compris Dipylidium caninum. Trois jours de traitement minimum sont nécessaires pour obtenir l'activité maximum.

Quelques médicaments : DOLTHENE liquide®.

. Associations de nombreuses spécialités associent plusieurs molécules pour obtenir un spectre large. Ainsi l'association fébantel-pyrantel-praziquantel permet d'atteindre presque tous parasites en une seule administration, tout comme l'association milbemycine-praziquantel. De nombreuses associations nématodicide-niclosamide sont disponibles en comprimé ou en pâte orale.

Quelques médicaments : MILBEMAX®, POLYVERKAN®, ASCATENE®, BUCCALOX®, DRONTAL®, , POLYVERPAT®, STROMITEN®, VITAMINTHE®...

Nombre d'administrations :

Le pharmacien a le choix entre des médicaments en une seule administration ou à donner sur deux à cinq jours. Tout dépend du parasite visé, du client et du prix.
- Une seule administration :
Les associations modernes (fébantel, pyrantel, milbémycine) avec le praziquantel sont actives sur presque tous les parasites, y compris trichures et dipylidium, en une seule administration. Leur prix de vente est élevé. S'il n'est pas utile de cibler les trichures (jeunes ou alternance de molécule) simples et efficaces, dénués de toute toxicité même pour la gestante, certains principes actifs comme le pamoate de pyrantel, le nitroscanate sont particulièrement actifs en une seule administration. Même simplicité pour l'oxibendazole, le pamoate de pyrantel ou le lévamisole, associé au niclosamide ou au praziquantel .

- Plusieurs administrations :
De nombreux benzimidazolés comme le fenbendazole, l'oxfendazole, le flubendazole, le mebendazole nécessitent trois administrations consécutives pour être pleinement efficaces. Des protocoles sur deux jours sont suffisants pour cibler les ascaris adultes. L'oxfendazole avec trois administrations consécutives à la posologie de 0,5 mg (soit une graduation de la pipette) par kilo de poids vif, permet de venir à bout des vers ronds, des vers plats (y compris Dipylidium) et des trichures . Pour un chiot qui n'a jamais été vermifugé, la priorité concerne la lutte contre les ascaris; de même pour une femelle en fin de gestation. En revanche, pour un chien adulte vermifugé une seule fois par an, il peut être utile de viser large en incluant trichures et vers plats.

 (source internet)

La toux de chenil

La toux de chenil (ou trachéo-bronchite infectieuse) est une maladie des voies respiratoires du chiot et du chien, atteignant principalement les animaux vivant en collectivité (élevages, refuges.). Elle est due à plusieurs agents: bactéries et virus associés.
La contamination se fait par contact avec un chien malade et par les aérosols (postillons) dus à la toux.
Le chien développe la maladie 5 à 10 jours après l'exposition aux microbes.

Les symptômes


Le traitement

Il est long: au minimum une dizaine de jours. La toux a tendance à s'auto-entretenir: certains cas anciens nécessitent jusqu'à trois semaines de traitement.
Le vétérinaire utilise une combinaison d'antibiotiques, d'anti-tussifs et d'anti-inflammatoires.

La prévention

Plusieurs vaccins existent contre les différents agents de la toux de chenil. La protection n'est pas efficace à 100% mais permet d'atténuer considérablement les symptômes de la maladie.
Nous vous conseillons de vacciner votre compagnon. Cela peut être fait dès l'âge de 6 semaines
sous forme d'injections, ou de pulvérisations dans le nez dès l'âge de 2 semaines.
Le protocole qui dépend des vaccins utilisés (il faut en général deux injections avec un rappel annuel) est à adapter en fonction des risques pour votre animal: demandez conseil à votre vétérinaire.

Conclusion

La toux de chenil est une maladie complexe intéressant plus particulièrement les animaux jeunes.
Les symptômes vont d'une toux persistante bénigne à des formes graves de broncho-pneumonies.
La vaccination permet d'éviter ce genre de complications très graves. Nous vous la conseillons vivement dans les situations à risque: chenils, élevages, expositions canines.

La maladie de Carré

Cette maladie est due à un virus proche du virus de la rougeole qui atteint principalement tous les canidés (chiens, renards.) et les mustélidés (furets, belette.). Ce virus est peu résistant dans le milieu extérieur. La contagion se fait donc principalement de chien à chien. C'est donc une maladie rencontrée dans les élevages. Les jeunes chiens y sont beaucoup plus sensibles.

Quels sont les symptômes ?

Ils sont divers car le virus peut s'attaquer aux différents appareils :

  • respiratoires : toux, écoulement nasal (clair ou purulent), difficultés respiratoires. Ne les confondez pas avec la toux de chenil (voir la fiche santé sur la toux de chenil chez le chien),
  • digestifs : diarrhée, vomissements,
  • cutanée : Cette forme est devenue rare de nos jours. On parle de "hard pad disease" (la truffe et les coussinets durcissent) ou de «rash cutané» (apparition de boutons et de plaques rouges sur le corps).
  • oculaires : conjonctivite (oil rouge, larmoiement), syndrome de l'oil sec (production de larmes fortement diminuée rendant l'oil plus fragile, avec éventuellement l'apparition d'ulcères). On observe quelquefois une atteinte de la rétine (avec diminution de la vision).
  • nerveux : les trajets nerveux sont douloureux. On peut avoir de l'épilepsie ou toute autre atteinte du système nerveux (paralysie, méningite, tremblements musculaires, anomalie du port de tête.),
  • généraux : fièvre, abattement, anorexie.

Le diagnostic

Le diagnostic n'est pas facile car les symptômes sont variés et peu spécifiques.
Une analyse sanguine permettra, sur les animaux non vaccinés ou vivant en élevage, de rechercher des inclusions particulières appelées
corps de Lentz (inclusions se retrouvant aussi au niveau de l'oil) ou bien des anticorps.
Ces analyses sont toutefois difficiles et n'apportent pas une certitude absolue: le diagnostic se fait principalement par l'élimination des autres hypothèses, et la présence de plusieurs symptômes associés.

Le traitement

Il n'est malheureusement pas toujours efficace car la mort survient en général rapidement quand la maladie est déclarée.
Certains animaux peuvent guérir, mais ils gardent souvent des
séquelles nerveuses (épilepsie, tremblements musculaires.).

Comment éviter la maladie ?

Le meilleur moyen reste la vaccination. Elle consiste en deux injections à un mois d'intervalle dès l'âge de sept semaines, avec un rappel annuel ou tous les deux ans. La protection apportée est très efficace.
Evitez les contacts avec des animaux malades ou suspects, en particulier chez les chiots nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu'une seule injection), et dont la protection n'est pas suffisante.
N'oubliez pas enfin de poursuivre régulièrement les rappels de vaccin,
pendant toute la vie du chien, car lorsque votre compagnon vieillit, il redevient à nouveau plus sensible à la maladie.

Les Informations légales

La maladie de Carré est inscrite sur la liste des vices rédhibitoires chez le chien (loi du 22/06/89).
Le délai de rédhibition est fixé à trente jours, si et seulement si un certificat de suspicion est rédigé par un vétérinaire moins de huit jours
francs après l'achat.
En cas de doute après l'achat d'un chiot, n' hésitez pas à consulter rapidement un vétérinaire. Il rédigera, si besoin est, le certificat de suspicion dans les délais légaux.

Conclusion

Responsable de milliers de morts dans les années 70, la maladie de Carré est une maladie grave heureusement bien contrôlée grâce à la vaccination.
Toute apparition, chez un chiot nouvellement acheté, de symptômes évoqués dans cette fiche, doit conduire à une visite chez le vétérinaire au plus tôt.

Les morsures de serpents

Si votre chien se fait mordre par un serpent, ne tentez pas de retirer le venin ou de poser un garrot. Vous pouvez lui faire très mal sans pour autant le sauver, vous pouvez même aggraver le problème. La zone mordue est souvent très douloureuse et difficile à examiner.
Quels sont les gestes à faire ?

TORSION DE L'ESTOMAC


Une affection sérieuse, crainte par tous les propriétaires de chiens, la torsion de l'estomac a suscitée aussi bien des questions que des controverses. Si les facteurs primaires de ce désordre digestif sont bien connus, les vraies causes restent toujours plutôt obscures. Chaque bon propriétaire devrait savoir reconnaître les symptômes de la torsion de l'estomac afin de pouvoir agir immédiatement. La torsion de l'estomac a plusieurs formes cliniques différentes avec le symptôme commun qui est l'accumulation massive de gaz et de liquide dans l'estomac du chien. Normalement l'action digestive de l'estomac produit du gaz qui est évacué par éructation (renvois); pourtant il arrive parfois que ce mécanisme très simple soit défaillant. C'est ce qui arrive lorsqu'une accumulation rapide et massive de gaz distend l'estomac au point de bloquer le sphincter. De même lorsque l'estomac se déplace au point de tourner sur lui-même, ses sphincters se bloquent et l'éructation devient alors impossible. Ce sont, en bref, les deux mécanismes fondamentaux qui expliquent la torsion de l'estomac. Ni les causes de la dilatation par le gaz, ni le déplacement et la torsion de l'estomac ne sont à ce jour clairement établies. Les deux phénomènes sont étroitement liés. Une torsion mène toujours à terme à un engorgement du sphincter pylorique. De même, la rate peut empêcher l'estomac dilaté et déplacé de retrouver sa position normale. 

Quand faut-il suspecter une torsion de l'estomac ? 

Le premier signe clinique de torsion de l'estomac est un abdomen distendu. Au début, ce n'est pas nécessairement alarmant, surtout si le chien vient juste de manger. Elle est en général associée à une douleur abdominale qui n'est pas forcément évidente. La dilatation de l'estomac est accompagné par une abondante salivation, des efforts non productifs pour vomir, ensuite des difficultés respiratoires. Il s'ensuit rapidement un état de choc. L'animal est incapable de se tenir debout, a le souffle court et son abdomen est gonflé comme un ballon. Tout animal dont l'abdomen enfle de cette façon devrait être soupçonné de faire une torsion de l'estomac. Un diagnostique simple est de tapoter la paroi abdominale, un son pareil à une résonance de tambour est l'indication d'une torsion de l'estomac. En général la torsion de l'estomac est accompagné du comportement suivant: anxiété, agitation inhabituelle ou au contraire torpeur. Également de la salivation abondante, une évidente gêne abdominale et, dans certains cas des essais improductifs pour vomir. La gravité des signes cliniques est extrêmement variable et dépend de l'importance de l'état de choc qui n'est pas directement liée à la gravité de la torsion de l'estomac. Il est également important d'insister sur le fait qu'il n'y a pas nécessairement un lien entre la torsion de l'estomac et le fait que le chien vient juste de manger; la torsion de l'estomac peut se produire sur un estomac vide. 

L'état de choc peut être fatal

L'état de choc est la conséquence de plusieurs phénomènes. La respiration est affectée parce que le diaphragme n'arrive plus à comprimer si aisément les viscères. En outre, des problèmes circulatoires se manifestent rapidement suite à la compression, certaines parties du corps étant vides de sang tandis que d'autres sont pleines. Des problèmes sérieux s'ensuivent. Le pancréas est particulièrement sensible au dérèglement, et une fois dérangé peut mener à des complications cardiaques sérieuses. La rate va vriller autour de ses points d'ancrage lorsque l'estomac fait une rotation. Ceci restreint la circulation et la rate gonfle progressivement jusqu'a prendre une taille considérable. Le contenu de l'estomac fermente rapidement et des bactéries se développent très vite sécrétant des toxines qui empoisonnent l'organisme. Ce sont ces phénomènes qui mènent à l'installation de l'état de choc. 

Un traitement urgent.

Le propriétaire d'un chien avec une torsion de l'estomac n'a pas d'autre recours que de se rendre rapidement chez le vétérinaire. Il faut décomprimer l'estomac aussi vite que possible. Un travail pour le chirurgien. Suivant qu'il y a torsion ou non, le chien peut être intubé par l'oesophage afin de libérer le gaz de l'estomac. Si le chien est dans un grand état de choc, il n'est pas besoin de l'anesthésier. Dans le cas contraire, un tranquillisant ou une anesthésie locale sont en général suffisants. S'il n'est pas possible d'introduire un tuyau, on peut percer la paroi abdominale, ou mieux, on pratique une ouverture à travers la paroi abdominale, afin de pouvoir vider rapidement l'estomac et - plus important - traiter l'état de choc. Une fois le gaz libéré, l'estomac peut être vidé de son contenu par des irrigations répétées. Ces lavages gastriques limitent la récidive immédiate de la dilatation. Après avoir accompli ce premier traitement, un traitement secondaire est nécessaire. 

Il consiste dans la reconstitution du volume de sang en circulation par d'abondantes perfusions de solutes appropriés ou par injection de solutions hypertoniques. Il est également nécessaire de corriger l'acidité du sang et les concentrations ioniques, en particulier le potassium, et de prévenir une infection toxique par d'importantes doses d'antibiotiques. Lorsque ces mesures d'urgence ont été prises, une intervention chirurgicale peut être entreprise entre 6 à 24 heures plus tard. Souvent il ne reste que la chirurgie. Seule une radiographie de l'abdomen peut révéler s'il s'agit d'une simple dilatation ou d'une torsion de l'estomac. Pour une simple dilatation, décompression et réanimation sont souvent suffisantes. La torsion de l'estomac nécessite une intervention chirurgicale pour repositionner l'estomac. Dans les deux cas, il vaut mieux procéder à une exploration de la cavité abdominale afin de traiter toutes lésions de l'estomac, de la rate ou du pancréas. Une fois sur la table d'opération, une technique peut limiter toute reprise future de torsion de l'estomac. En suturant l'estomac à la paroi abdominale ou par fixation à la dernière côte. Cette technique est également un facteur faisant baisser le pourcentage de décès suivant l'opération qui est relativement élevé. En outre, les dix jours suivants sont critiques et des réactions différées, gastriques ou cardiaques sont fréquentes et parfois fatales.

Surtout les grands chiens

Les causes de la torsion de l'estomac demeurent mystérieuses mais les grands chiens sont particulièrement sensibles. Comme exception à la règle, des petits chiens tels que les teckels sont aussi vulnérables. La nature de l'alimentation et la fréquence des repas semblent jouer un rôle important. Statistiquement le nombre de cas de torsion de l'estomac diminue si la ration journalière est distribuée en deux fois. Le pourcentage de fibre dans la nourriture, sa digestibilité ont aussi une incidence. 

L'intoxication  par les raticides anticoagulants chez le chien

Les raticides anticoagulants sont des poisons très largement utilisés pour la lutte contre les rongeurs. Ils sont ainsi commercialisés sous près de 1 000 noms déposés en France. L'ingestion par des chiens de ces poisons, qu'elle soit accidentelle ou malveillante, engage souvent le pronostic vital de l'animal. Pour améliorer ce pronostic, il faut réagir vite. Encore faut-il savoir reconnaître les premiers signes d'intoxication si l'on n'a pas vu l'animal ingérer le toxique.
 
Une seule ingestion d'appâts toxiques suffit à provoquer l'intoxication.
Cependant cette intoxication est quasi-nulle lors d'ingestion d'un rongeur intoxiqué car les résidus sont très faiblement présents. Ce poison provoque des hémorragies en diminuant la capacité du sang à coaguler par son action anti-vitaminique Kl.

Les hémorragies peuvent être visibles... ou pas...
 
Ces hémorragies peuvent être facilement visibles, on retrouve alors du sang dans les excréments, les urines, les vomissements. L'animal peut présenter des saignements de nez spontanés.
Les signes hémorragiques peuvent parfois être plus discrets (oculaires, sous-cutanées comme les pétéchies et les hématomes) voire invisibles (toux en cas de saignement pulmonaire, boiterie en cas de saignement articulaire).
Des signes généraux sont toujours associés à ces troubles hémorragiques :
L'animal est léthargique, prostré et ne s'alimente pas.
Son cour bat plus vite et il respire plus rapidement.
Ses muqueuses gingivales sont pâles voire blanches à cause de l'anémie induite par les hémorragies.
 En l'absence de traitement, l'animal meurt en une semaine
Lorsque l'ingestion a été observée et qu'elle date de moins de 3 heures, il est impératif de se rendre au plus vite chez le vétérinaire afin de faire vomir le chien.
Passé ce délai, ou lorsqu'il doute que la totalité du poison ait été expulsé, le vétérinaire met en place un traitement spécifique à base de Vitamine K1, d'abord par injection intraveineuse ou par voie trans-rectale puis en comprimés pendant une durée variable.
 
Un traitement lié à la persistance du poison

La durée du traitement va varier selon sa génération.
1/ -La première génération d'anticoagulants (Coumafène, Coumatétryl, Chlorophacinone) persiste 1 à 2 semaines dans l'organisme
2/ - La deuxième génération (Difénacoum, Bromadiolone) persiste 2 à 3 semaines
3/ - La troisième (Bro-difacoum, Diféthialone, Flocoumafen) persiste 3 à 5 semaines.

Il est de ce fait très important lorsqu'on le peut, de communiquer le nom du principe actif ingéré par le chien au vétérinaire afin d'adapter au mieux la durée du traitement qui sera d'au moins 3 semaines.
En cas de doute ou si le type d'anticoagulant n'est pas connu, le traitement est poursuivi 5 semaines.
En plus du traitement à base de Vitamine K1, certains chiens comme ceux dont la prise en charge médicale a été plus tardive peuvent nécessiter une transfusion sanguine pour compenser les pertes sanguines liées aux hémorragies.
Les rechutes sont fréquentes. D'abord parce que l'observance est mauvaise puisque le traitement est long et fastidieux mais parfois aussi à cause des vomissements ou d'une nouvelle intoxication.
 
Et le lait ?...
Pour finir, tordons le cou à une vieille croyance... Non, le lait n'a jamais guéri un chien intoxiqué aux raticides anticoagulants.
Si le chien n'est pas mort en l'absence de traitement, c'est que la quantité de poison ingérée était trop faible par rapport au poids de l'animal.
La dose létale varie de 0,3 à 300 mg/kg.
Encore une fois tout dépend de la génération du toxique ingéré.
 
La transfusion sanguine chez le chien
La transfusion de sang frais total est le type de transfusion le plus fréquent en France pour nos animaux.
Cela signifie que dans la plupart des cas, le donneur est prélevé au moment où le receveur a besoin d'une transfusion.
Les principales indications sont l'anémie et les troubles de la coagulation comme lors d'intoxication aux anti-vitamines K1.
Le chien possède 8 groupes sanguins et comme pour les transfusions sanguines humaines, il est préférable que donneur et receveur soient compatibles.
Mais contrairement aux humains, rares sont les chiens dont les propriétaires connaissent le groupe sanguin.
Des tests de laboratoire appelés crossmatching majeur et mineur permettent au vétérinaire de vérifier la compatibilité ou plutôt de s'assurer de l'absence d'incompatibilité entre le donneur et le receveur.
Une telle incompatibilité pourrait provoquer une réaction transfusionnelle avec destruction des globules rouges transfusés et même un choc allergique de type anaphylactique. Les risques sont cependant moins grands lorsque le chien reçoit sa première transfusion car il y a de grandes chances qu'il soit «naïf» vis-à -vis du groupe sanguin du donneur.
Mais les risques augmentent très nettement si le chien reçoit une deuxième transfusion plus de 5 jours après la première car son organisme aura alors eu le temps de s'immuniser (comme avec un vaccin) contre les globules rouges du donneur qui ne sont pas de son groupe.
Il est très important de noter dans le carnet de vaccination de l'animal qu'il a déjà subi une transfusion sanguine afin que son sang soit typé s'il en nécessite une seconde.
Les réactions transfusionnelles surviennent dans 5 à 10 % des transfusions chez le chien.

Les blessures du chien de chasse

 Le dicton est bien réel : "Année de gland, année de sang"

La chasse, et particulièrement la chasse au sanglier, n'est pas sans danger pour nos chiens. Sans parler des blessures par balle, qui ne devraient pas exister, les morsures ou les défenses des sangliers sont à l'origine de bien des dégâts.
Les plaies peuvent être superficielles : seules la peau ou la peau et les muscles sont atteints. D'autres peuvent être perforantes : il y a rupture de la cavité péritonéale ou thoracique.

Traumatisme abdominal chez un chien attaqué par un sanglier. Le choc sur le ventre a provoqué une rupture des voies urinaires. Sur cette radiographie, la vessie n'est plus visualisée et l'urine se répand dans l'abdomen (uropéritoine) (traces blanches soulignées par les flèches). C'est une urgence vétérinaire vraie.

Dernière blessure à RADJA

Blessure FOUDRE

CONDUITE A TENIR EN URGENCE :

C'est une situation souvent associée à des plaies de l'abdomen ou des perforations de la cage thoracique.

S'il y a une plaie thoracique, mettre des compresses sur la paie, entourer le thorax d'une bande ou d'un linge, et coucher le chien du côté de la plaie (pour limiter les « fuites d'air »).

S'il y a une plaie abdominale, entourer les viscères digestifs dans un linge propre et humide et coucher le chien de façon à ce que la plaie ne soit pas vers le bas mais vers le haut.

Emmener immédiatement le chien dans un service d'urgences vétérinaires ou un centre hospitalier vétérinaire.

Ces plaies sont toujours contaminées. En effet, en général le chien ne s'immobilise pas une fois blessé. Il y aura alors contamination par des corps étrangers (végétaux, terre) d'autant plus que le sang coagulé en facilite l'agglutination. Mais il y a aussi contamination par des bactéries d'origine buccale (morsure par le sanglier, léchage par le chien) ou d'origine externe (contact avec le milieu extérieur et notamment le sol). Clostridium Tetani fait partie de ces bactéries d'origine tellurique et est responsable du tétanos. Cette maladie, commune à l'homme et à l'animal, provoque comme symptômes chez le chien, des oreilles dressées, une peau plissée entre les oreilles, une démarche raide, une rigidité musculaire, une hypersalivation, de la dyspnée (difficultés respiratoires).
Ces plaies, qu'elles soient superficielles ou profondes, peuvent aussi être le siège d'hémorragie avec une perte de sang parfois importante qui pourra alors mettre en jeu le pronostic vital.
Arrivé au cabinet vétérinaire, le praticien commencera par évaluer l'état clinique du chien. Par exemple, lors d'hémorragie importante, il faudra avant toute chose mettre l'animal sous perfusion pour compenser l'hypovolémie due à la perte de sang. Ensuite, le plus souvent sous anesthésie générale, il faudra nettoyer la plaie. Cela nécessite un "parage" : élimination des tissus abîmés, trop contaminés, nécrosés. Le sanglier blessant avec ses défenses par un mouvement de bas vers le haut, nous avons très souvent une petite ouverture qui n'est que la trace d'entrée de la défense ; les dégâts sont sous cutanés et à la verticale de cette petite plaie. Il faudra donc agrandir cette plaie pour avoir accès aux muscles lésés. Cela explique qu'un chien arrivé avec une plaie de un ou deux centimètres reparte avec une suture d'une dizaine de centimètres.
Une fois la plaie nettoyée et parée, il faut la désinfecter et la suturer.
Dans le cas de plaie avec rupture de l'abdomen, il est aussi nécessaire d'agrandir l'ouverture pour remettre en place les intestins après les avoir inspectés pour vérifier leur intégrité.
Les plaies thoraciques sont beaucoup plus délicates. S'il y a contamination à l'intérieur de la cavité, le pronostic est très sombre. Dans le cas contraire, le vétérinaire essaie de suturer la plaie le plus rapidement possible, sachant qu'à chaque instant, une trop grande arrivée d'air à l'intérieur dans la cavité thoracique peut entraîner la détresse respiratoire et la mort.
Concrètement, lors de blessure à la chasse, il ne faut pas oublier qu'une plaie est en général contaminée. Si, dans le cas d'une plaie propre, le délai de douze heures pour réaliser la suture est acceptable, ce délai n'est plus que de six heures pour les plaies contaminées. De la même façon, l'os étant très sensible aux contaminations, toute plaie qui laisse apparaître de l'os doit être traitée dans les six heures. Comme vu plus haut, le nettoyage de la plaie nécessite généralement un parage ; il convient donc d'éviter d'asperger la plaie avec tout produit qui gênera ces opérations.
Pour ces mêmes raisons, une antibiothérapie devra être mise en place et une injection de sérum antitétanique.
Pour les plaies plus profondes, avec une rupture de cavité, il s'agit d'urgence. Les intestins doivent être maintenus dans un linge propre et humide. Si c'est la cavité thoracique qui est atteinte, il faut maintenir le chien dans une position qui laisse passer le moins d'air.
N'hésitez pas, lors de l'appel à votre vétérinaire, à décrire, même succinctement, la plaie. Cela peut lui permettre de s'organiser et, en cas de vraie urgence, de gagner quelques minutes qui pourraient être précieuses.

Toutes les blessures ne se valent pas et le chasseur qui est le premier intervenant doit savoir reconnaître celles qui peuvent engager le pronostic vital de l'animal. Les grès du sanglier, pointues et affûtées comme des lames de rasoir peuvent pénétrer les chairs profondément et causer des dégâts internes considérables. La taille de la plaie cutanée ne permet jamais de préjuger de la gravité d'une blessure. 

L'abdomen, le thorax et le cou sont des zones particulièrement vulnérables  

Une blessure profonde au thorax peut ainsi causer un pneumothorax. Le pneumothorax est un effondrement d'un ou des deux poumons sur eux-mêmes à la suite de la rupture du vide pleural qui solidarise la cage thoracique et les poumons. Les poumons ne suivent plus l'expansion de la cage thoracique lors de l'inspiration et le chien éprouve d'importantes difficultés respiratoires : il respire plus vite et peut parfois mourir d'un arrêt cardiorespiratoire si des mesures d'urgences ne sont pas prises pour conduire l'animal chez le vétérinaire, la plaie étant protégée et couverte par plusieurs tours de bande Velpeau propre.

Une blessure perforante à l'abdomen peut entraîner, outre les dégâts internes sur les viscères abdominaux, une éviscération, c'est-à-dire la sortie de viscères (comme les intestins) soit entre la paroi musculaire abdominale et la peau soit directement à l'air libre. Il s'agit là encore d'une urgence vitale qui requiert une visite très rapide chez le vétérinaire après que les organes éventuellement sortis ont été protégés dans un linge propre et humide pour éviter leur dessiccation.

Le cou est une zone vulnérable car il y chemine plusieurs vaisseaux sanguins de gros calibre comme les veines jugulaires et les artères carotides. La rupture d'un de ces vaisseaux conduit à une perte de sang massive potentiellement fatale, c'est l'hémorragie. Le chasseur qui fait face à cette situation doit dans l'urgence comprimer la zone touchée et acheminer l'animal dans les plus brefs délais chez le vétérinaire. Mais il arrive parfois que l'hémorragie ne soit pas visible comme lors d'hémorragie interne. Le sang s'écoule alors dans l'abdomen ou le thorax sans signe particulier si ce n'est une faiblesse manifeste du blessé. C'est pourquoi il est conseillé de contrôler la couleur des muqueuses labiales ou gingivales de tout animal blessé. Rosées chez un animal sain , elles virent au blanc porcelaine chez un animal qui perd du sang ou est en état de choc. Encore une fois, une visite en urgence chez le vétérinaire s'impose.

Mais alors... que se passe-t-il ensuite chez le vétérinaire ?

 Les animaux dont le pronostic vital est engagé sont traités en priorité et en urgence . Un cathéter est posé dans une veine afin de perfuser du liquide isotonique voire de transfuser du sang à l'animal si les pertes ont été trop importantes. Le chien blessé est ensuite anesthésié par voie veineuse et au besoin intubé comme dans le cas du pneumothorax pour lui délivrer de l'oxygène. La zone touchée est ensuite largement tondue et nettoyée chirurgicalement. 

Le vétérinaire va ensuite s'employer à suturer les différents plans de tissus abîmés (muscles, peau) après avoir traité d'éventuelles lésions internes. Il est ainsi parfois nécessaire de couper une portion d'intestin lésée ou de ligaturer un segment de rate qui saigne pour le retirer. L'animal se réveille au calme avec un traitement antalgique et antibiotique à poursuivre généralement une semaine.

Une convalescence bien menée permet un retour à  la chasse plus rapide 

Pendant la convalescence, il est préférable de séparer l'animal blessé du reste de la meute et si possible le faire coucher au chaud et au propre pour ne pas souiller plaie et pansement. Un animal convalescent a des besoins alimentaires augmentés et il ne faut pas hésiter à doubler la ration avec une alimentation riche en énergie et en protéines. 

L'observance du traitement antibiotique et anti-inflammatoire prescrit est essentielle car elle prévient les infections et assure une guérison plus prompte. Une fois la plaie cicatrisée et les points cutanés retirés après 12 à 14 jours, les animaux aux blessures les plus bénignes peuvent reprendre une activité progressive. La patience est de rigueur pour les chiens plus sévèrement touchés, suivez alors les recommandations de votre vétérinaire. 

 

 Soigner soi-même une plaie superficielle

 Soigner une plaie superficielle consiste à favoriser sa cicatrisation naturelle

Cette 'cicatrisation' se fait 'en trois phases'

1/ d'abord la phase de détersion qui consiste en un nettoyage naturel par l'organisme de la blessure. La plaie devient alors rouge, chaude, en un mot, inflammée et peut présenter à sa surface une substance jaunâtre que l'on nomme exsudât.

  Un nettoyage attentif de la plaie avec une substance antiseptique comme de la 'Bétadine' diluée (éventuellement projetée sous pression) accélère cette phase de nettoyage et évite que des bactéries ou des salissures ne la prolonge jusqu'à conduire à l'infection.

2/ Une fois la phase de détersion achevée, la plaie va commencer à granuler. Les chairs remontent par l'intermédiaire d'un tissu rosé, le tissu de granulation. C'est la phase de granulation.

3/ Ces bourgeons de chair rosée sont fragiles et l'application répétée d'une pommade cicatrisante antiseptique à base d'hydrocolloïdes parfois complétée par un pansement protecteur favorise le passage à la dernière phase de reconstruction de la peau, la phase d'épithélialisation. 

LES SUTURES DE PEAU


Les sutures : travaux pratiques

Technique

La suture se déroule en  4 temps : désinfection, exploration, parage, suture

.Désinfection à la bétadine dermique, au dakin ou à la chlorexidine

.Exploration : Rechercher des corps étrangers

Vérifier qu'il n'y a pas d'atteinte vasculaire, nerveuse, articulaire, osseuse ou tendineuse. Au moindre doute, aller chez votre vétérinaire

Si besoin est, prévoir une analgésie : xylocaïne spray ou de proche en proche, dans ce cas attendre avant de commencer les soins.

Suture

(Nous ne détaillerons que le point séparé simple)

Faire des points perpendiculaires à la plaie

Piquer à environ 3mm des berges avec l'objectif d'affronter les berges sans invagination ni bourellet

Faire 2 noeuds, 1 contre noeud et 1 noeud

Espacer les points de 0,5 à 1cm

Débuter au milieu des grandes plaies pour éviter un décalage des berges

 

Plus simple.... avec un agrafeuse à peau et ôte agrafe:

  

 L'hygiène des chenils

 Pour loger nos chiens dans un environnement sain, il est très important de procéder régulièrement au nettoyage du chenil. Grâce à un minimum d'hygiène, la charge en micro organismes sera diminuée, ce qui permettra de réduire l'incidence de nombreuses pathologies (respiratoires, dermatologiques, digestives...).


Il est essentiel de ramasser fréquemment les déjections des chiens. Il est conseillé de le faire minimum tous les 2 jours, après quoi beaucoup d'agents pathogènes commencent leur développement. Lors d'épisodes de maladies infectieuses ou parasitaires, il faut évidemment nettoyer le chenil plus souvent.


 Quel type de sol faut il choisir?
Le béton a l'avantage d'être très facile d'entretien, contrairement à la terre battue et aux sols mous qui s'imprègnent d'urine et d'eau. En revanche, les chiens aiment creuser, s'amuser, ce qui leur est permis uniquement lorsque le sol n'est pas bétonné. Dans ce cas là, ils pourront aussi ingérer de l'herbe afin de se «purger». On peut donc conseiller de bétonner le sol si le chenil est petit ou si les chiens sont nombreux. Si l'enclos est de taille suffisante, il est possible de laisser le sol tel quel. Il faut être attentif à ce que les chiens ne se brûlent pas les coussinets sur le béton en été. Chacun, en fonction de ses attentes et possibilités choisira le type de sol qui convient le mieux à son chenil.
Lorsque le type de sol le permet, il faut régulièrement procéder à un lavage à l'eau claire. Il permettra d'éliminer 90% de la population microbienne. Quand on lave à l'eau, on doit bien veiller à éliminer les poils, les bouts de bois, la terre... en résumé, toute la matière organique et minérale ! Ce type de nettoyage doit être fait le plus souvent possible.
Aussi, il convient de nettoyer à la brosse ou à l'aide du nettoyeur haute pression (idéal avec de l'eau chaude). Le nettoyage haute pression est très efficace car il élimine à lui seul 99,8% de la contamination, même sans désinfection ultérieure. Il est possible d'utiliser des savons pour le nettoyage préalable, mais il faut être conscient qu'ils ne tuent que très peu de bactéries.


 La désinfection
Elle a pour but de contrôler le développement de la population microbienne.

 «Il vaut mieux un nettoyage sans  désinfection qu'une désinfection sans nettoyage préalable»    

Afin de bien choisir son désinfectant, il est utile de savoir quelles sont les caractéristiques d'un désinfectant idéal : 

» Il devrait avoir un spectre le plus large possible  (être actif contre les bactéries, les spores, les virus, les champignons, les oeufs, larves et formes adultes des parasites)
» Il devrait agir rapidement  et être actif le plus longtemps possible (notion de rémanence) » II ne devrait pas être toxique, ni pour les chiens, ni pour la nature, ni pour l'homme
» Il doit être facile d'utilisation
» Il doit être le moins cher possible
» L'application de désinfectant doit être effectuée dans tous les types de chenils 

Les chenils dont le sol est bétonné seront préalablement passés au nettoyeur haute pression puis désinfectés. Dans le cas des chenils dont le sol reste en terre, comme il est difficile de nettoyer à l'eau, il est indispensable de désinfecter encore plus souvent. L'application de désinfectant peut être effectuée au pulvérisateur. Il convient dans ce cas-là de «forcer» la dose de produit.

 Le formol :est un désinfectant très actif qui tue bactérie, virus, champignons et spores. Il est par contre peu efficace en présence de matière organique (par exemple poils, os, paille...).
Les vapeurs sont très irritantes pour les yeux, le nez et la gorge, il convient donc de porter un masque lors de l'application. Les animaux doivent être tenus à l'écart, ce qui le rend difficilement utilisable.

L'eau de javel : il faut diluer au moins un litre de javel pour 10 litres d'eau. Elle est efficace même à basse température. Attention l'eau de Javel est inactivée par les eaux dures et par la matière organique. C 'est un produit corrosif pour le métal, les structures en fer du chenil seront donc abîmées au fil des nettoyages. Ce produit ne présente pas de rémanence. L'utilisation est donc limitée.

 Les crésols ou acides cré-syliques.  Ils sont très actifs, même en présence de matière organique et peuvent être utilisés même en présence d'animaux ! Ils agissent sur les virus, bactéries, champignons et sur les oufs des parasites (vers notamment) . L'évaporation étant très lente, ils ont donc une longue rémanence (l'action persiste quelques jours après l'application du produit) . Ils sont odorants, on dit que cette odeur ferait fuir les rongeurs. Le fameux Crésyl ® apparaît donc comme le désinfectant idéal. C'est un des rares produits efficaces dans les chenils où le sol n'est pas bétonné.
Il est judicieux d'alterner le type de désinfectant utilisé, ceci afin de couvrir le spectre le plus large possible et d'éviter le développement de résistance chez les micro-organismes.
Lors d'épisode de parvovirose (appelée communément «gastroentérite») dans un chenil, il est important de savoir que le parvovirus résiste à la plupart des désinfectants classiques. Il faut à ce moment là se procurer (en pharmacie ou chez le vétérinaire) un désinfectant adapté et destiné à éliminer ce virus. Sinon, la javel est le désinfectant ménager de choix. Dans le cas de la maladie de Carré, le virus présente une très faible résistance à la javel et au formol, la désinfection des locaux est donc aisée.

 Les particules en suspension dans l'air
Différents types de particules microscopiques polluent l'air. Qu'elles soient d'origine minérale (provenant par exemple des matériaux de construction), d'origine organique (poils, cellules desquamées, aliments, foin) ou qu'elles soient vivantes (virus, bactéries, champignons), les poussières sont une cause favorisante dans le développement de maladies respiratoires. Il est important de changer la litière de foin ou de paille régulièrement. La litière doit être remplacée dès que la paille ou le foin est en trop petits morceaux. On évitera ainsi la formation de poussières dans les niches. L'air doit y être sain. Il est indispensable de nettoyer et de désinfecter les niches, seaux, mangeoires...
Il est important de veiller à éviter que de l'eau stagne aux abords du chenil. En effet, celle-ci attire les moustiques, qui, dans le bassin méditerranéen, transmettent la leishmaniose, la dirofilariose et bien d'autres pathologies. L'eau souillée peut être un réservoir de Lep-tospira. Cette bactérie provoque la leptospirose chez le chien, le renard et l'homme. Le chien se contamine au contact de l'urine de rongeurs (rats, mulots, souris...) ou en buvant de l'eau croupie. C'est une maladie très contagieuse. Cette bactérie résiste plusieurs mois dans le milieu extérieur, notamment dans l'eau douce.
Sans que ce soit trop contraignant, rien qu'en respectant quelques règles élémentaires d'hygiène, il est possible d'avoir un chenil très propre sans trop d'effort. Ainsi, on met nos chiens à l'écart de nombreux virus, bactéries, champignons et autres, ce qui leur épargne de nombreuses pathologies.


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