La Trompe

La Trompe se sonne (elle ne se "joue" pas). Sa tonalité est celle de Ré, en d'autres termes - selon le principe des instruments dits transpositeurs - lorsque vous jouez un "do" c'est un "ré" qui est entendu.
Cette particularité liée aux instruments transpositeurs ne pose pas de problèmes particuliers puisque lorsqu'on sonne de la Trompe à plusieurs, tous les instruments sont en Ré.


Le répertoire de la Trompe est essentiellement lié à la Vènerie (art de chasser avec les chiens). On peut le subdiviser comme suit:

-Les Fanfares d'Animaux, permettant de signaler quel animal est chassé
-Les Fanfares de Circonstances qui indiquent les péripéties d'une chasse
-Les Fanfare de Maîtres et d'Equipages, sonnées pour les groupes ou les personnes
-Les Fanfares de Lieu-dit ou de forêts

 

Les fanfares de circonstances et d'animaux

1: Le réveil
2: Le point du jour
3: La sortie du chenil
4: Le départ pour la chasse
5: Le nouveau départ
6: La marche de vènerie
7: L'Arrivée au Rendez-vous
8: La Calèche des Dames
9: Le départ du Rendez-vous
10: Quêtés, Requêtés
11: Le lancé*
12: Le laissé-courre Royal
13: Un bien-allé
14: Appel fanfaré des maîtres d'équipages
15: Réponse à l'appel fanfaré des maîtres
16: Appel au valet de chien - Appel aux hardes
17: La vue
18: Le hourvari de la vue
19: Le change
20: Les animaux en compagnie*
21: Le vol-ce-l'est
22: Le débuché
23: Un bien-aller
24: La plaine
25: Le passage du chemin de fer
26: L'appel forcé
27: Le passer l'eau en barque
28: Le changement de forêt*
29: Le rembuché
30: Le relancé à vue suivi d'un Bien-aller*
31: Le Bat-l'eau
32: La sortie de l'eau
33: L'hallali sur pied
34: L'hallali par terre
35: Le terré du renard
36: Le forhu
37: La curée
38: Les honneurs
39: La retraite prise
40: La retraite de Grâce
41: Le retour de la Chasse
42: La rentrée au château
43: L'adieu des maitres
44: L'adieu des piqueux
45: La rentrée au chenil
46: La retraite manquée
47:La Saint Hubert
48: Cerf 1ère tête, ou le Daguet

 

grand vieux sanglier

C'est vraiment un grand vieux sanglier
Son lourd galop de charge est furieux!
Entendez le courir le hallier!
Que l'approcher doit être dangereux!

Mais quel honneur de servir a son terme
Ce rude ennemi je ferai cet effort
Si mon épieux est court mon bras est ferme
D'un cour tranquille j irai dans son fort!

C est vraiment un grand vieux sanglier
Son lourd galop de charge est furieux
Entendez le courir le hallier
Que l approcher doit être dangereux!

Le Sanglier

 

Le Sanglier se forlongeant traverse les fours et les champs,
Rien ne résiste a son passage il brise tout les barrières les grillages,
Mais le vautrait bien dans sa voie le mène droit aux abois.

Le blaireau

Sus au blaireau, vieux Rapide au,
Attaque-le sans faire le faraud.
Méfie-toi bien, s'il veut te gifler,
Car ses griffes sont terriblement acérées.
Même s'il rentrait dans son terrier,
Pendant longtemps, il faudrait piocher

Le renard

Rusé renard grâce au brave Miraut de ta peau je ferai un manteau!

A te fressur' ah! La chose est sûre maitre corbeau goutera bientôt!

Rusé renard grâce au brave mirault de ta peau je ferai un manteau!

La Fanfare des Louvetiers

 Louvetiers,à moi sonnons

Cette fanfare à l' unisson.

Que la forêt le sache

Que tout animal qui s' y cache,

Soit sous notre protection

Car Raboliot connaît nos noms,

Il devra se méfier

Sont réunis les Louvetiers.

Le loup a disparu des guérets, halliers

Et puis des grandes forêts.

Mais devant nous faisons le serment

A la chasse seront toujours présents.

Louvetiers,à moi sonnons

Cette fanfare à l' unisson.

Que la forêt le sache

Que tout animal qui s' y cache,

Soit sous notre protection

Car Raboliot connaît nos noms,

Il devra se méfier

Sont réunis les Louvetiers.

Le printemps à NOVEL

Il y a, à Novel, une tradition de sonneurs de trompe de chasse comme en témoignent les paroles de cette chanson, écrite par Christian Delval, écrivain du Haut Jura. Elle est connue d'une grande partie des sonneurs de trompe de chasse en France et rend hommage à Gabriel Brouze, dit "Gabon", figure du village. Un rassemblement annuel a lieu le 15 août lors de la fête du village et rassemble des sonneurs de trompe liés à l'Association des Amis de Gabon, présidée par Louis Mexandeau, ancien ministre. Lors de cette fête, les sonneurs viennent rendre hommage à Gabon au cimetière du village.

 

PRINTEMPS A NOVEL

Novel est à mon coeur ce qu'un joli jardin est à une petite fleur
Je m'y trouve si bien
Et je reviendrai Aux prochaines saisons
À Novel pour sonner Avec l'ami Gabon

Ecoute le coucou au fond du vallon
Il chante le printemps dans la Savoie
Et c'est la trompe de Gabon
Qui lui répond comme autrefois
Quand les ours des grisons étaient seigneurs des bois

La lune monte dans le soir La haut sur la Dent d'Oche
On écoute sans voix
Aux pieds des grandes roches
La chanson des cimes et des grands abîmes

Ecoute le coucou au fond du vallon
Il chante le printemps dans la Savoie
Et c'est la trompe de Gabon
Qui lui répond comme autrefois
Quand les ours des grisons étaient seigneurs des bois

Novel est à mon coeur ce qu'un joli jardin est à une petite fleur
Je m'y trouve si bien
Et je reviendrai Aux prochaines saisons
À Novel pour sonner Avec l'ami Gabon
Et je reviendrai aux prochaines saisons
À Novel pour sonner
Comme au temps de Gabon

 

Ninon

 

J'ai connu une fille brune
Que j'aimais bien tendrement
Cet amour que j'aimais tant
N'a duré qu'un clair de lune
Elle avait le joli nom
Le joli nom de Ninon (bis)

Autrefois dans la vallée
A travers les sentiers perdus
J'ai baisé ses jolis pieds nus
Tout humide de rosée
J'ai gravé dans un sillon
Son joli nom de Ninon (bis)

Maintenant cette fille brune
Porte des robes de velours
Elle en change autant de fois
Que le ciel change de lune
Elle n'a plus le joli nom
Le joli nom de Ninon (bis).

Petite fleur

Petite fleur, dans ta prison cachée
Toi comme moi tu cherches le soleil
Bien tristement sur ta tige penchée
Je vois pâlir ton calice vermeil
Reviendras tu au pied de la montagne
Où j'ai laissé mon amant et mon coeur
En attendant, seras-tu ma compagne
Petite fleur, seras-tu ma compagne
Petite fleur, petite fleur

Petite fleur, comme toi je regrette
Ce beau pays auquel tu dis adieux
Et que ce jour, soit un jour de fête
Tu reviendras, par la bonté de Dieux
Reviendras-tu au pied de la montagne
Où j'ai laissé mon amant et mon coeur
En attendant, seras-tu ma compagne
Petite fleur seras-tu ma compagne
Petite fleur, petite fleur.

Le refuge

 

Je sais dans la montagne
Un refuge perdu
Qui se mire à l'eau claire, des lacs verts d'Orgelude
Ouvert aux quatre vents, aux montagnards perdus
Dans la brume et la neige
Comme un port du Salut.

Refrain : Qu'il fait bon s'endormir
Au refuge le soir
Prés du feu
Qui s'éteind
Au pays des Isards

Je sais dans la montagne
Un refuge perdu
Entouré d'asphodèles, de sapins chevelus
Une histoire d'amour à commencé là-bas
Par une nuit d'octobre
J'ai dormi prés de toi.

Refrain : Qu'il fait bon s'endormir
Au refuge le soir
Prés du feu
Qui s'éteind
Au pays des Isards

Ton coeur est mon refuge
Et tes yeux sont pour moi, ces lacs verts où se mirent
mon bonheur et l'amour
Et dans ma solitude, j'y viens chercher souvent
Un soupir qui rassure, un regard apaisant

Refrain : Qu'il fait bon s'endormir
Au refuge le soir
Prés du feu
Qui s'éteind
Au pays des Isards

La mort du vieux limier

             

Le vieux chien s'aperçoit que son jarret se lasse
Et son flair si subtil maintenant le trahit,
Comprenant que son coeur avec l'âge se glace,
Un chagrin sombre l'envahi

Pourtant il ne veut pas, comme un roquet vulgaire,
Finir ignoblement, sur un tas de fumier,
Lui, qui d'un équipage en renom fut naguère
Le plus impeccable limier.

C'est en pleine forêt, aux alentours d'un chêne
Où plus d'un solitaire à tenu les abois,
Qu'il tombera laissant sa dépouille prochaine
Aux tombeaux muets des grands bois

Là se couchant en rond dans la fraîcheur des herbes,
Avant de trépasser, il veut revivre encore
Les souvenirs lointains des hallalis superbes
Aux appels éclatant des cors.

Et les beaux rendez-vous, les jours de grande chasse,
Les clameurs du lancé, les galops furieux,
Les curées aux flambeaux, au bord de la terrasse
Lui reviennent devant les yeux.

Il songe aux vieux piqueux, son compagnon de gloire,
En même temps que lui, en maints combats blessé
A la belle duchesse, aux doigts fluets d'ivoires,
Dont il fut un jour caressé.

Il songe et lentement, se lève de sa couche,
Croyant ouïr la voie qui le héla souvent,
Puis appuyant son flanc trop lourd sur une souche,
Il meurt debout, il meurt debout
Il meurt debout, le nez au vent.

LA SAINT HUBERT

 

(se chante en utilisant la 1er et la 2ème reprise de la fanfare pour chaque couplet)


O Saint Hubert, patron des grandes chasses,
Toi qu'exaltait la fanfare au galop,
En poursuivant le gibier à la trace
Tu le forçais sous l'élan des chevaux
Nous, les derniers descendants de ta race,
Arrache - nous aux plaisirs avilis,
Empli nos cours de jeunesse et d'audace,
Dans la forêt fais - nous chasseurs hardis !

Sauve d'abord, du Bocage à l'Ardenne
Notre forêt si chère aux vieux gaulois,
Pour qu'à son tour notre jeunesse apprenne
Les fiers secrets gardés par nos grands bois.
Fais nos yeux prompts et fais nos lèvres claires
Pour mieux chanter, quand viendra le danger,
Le cri de chasse et le dur cri de guerre,
Sus à la bête et courrons la traquer !

Allons, amis, nous partons pour la chasse
Beaux cavaliers, amazones, piqueurs.
Elancez-vous, que chacun se surpasse
Et nous revienne ce soir en vainqueur !
A l'horizon notre regard embrasse
Plaines et monts, clairières et taillis.
Sous le soleil, l'air frais des grands espaces
Nous fait rêver aux courses infinies.

 

FANCHON

1 Amis, il faut faire une pause,
J'aperçois l'ombre d'un bouchon,
Buvons à l'aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose,

Ref. Ah ! Que son entretien est doux,
Qu'elle a de mérite et de gloire,
Elle aime à rire, elle aime à boire, ) ter
Elle aime à chanter comme nous, )
Oui comme nous (ter)

2 Fanchon, quoique bonne Chrétienne,
Fut baptisé avec du vin,
Un Bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.

3 Fanchon préfère la grillade
A tous les mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade .

4 Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour.
Mais moi je lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle.

LA MORT DU CERF

 

Sur le val empourpré d'or
La nuit descend, calme et sereine
Et l'on entend le son du cor
Pleurer ainsi qu'une âme en peine
Sur le val empourpré d'or,
C'est la nuit, tout s'apaise et s 'endort

Les chiens sont las de chasser
Le cerf est à bout de courage
Voici l'étoile du berger
L'étoile qui guida le mage
Les chiens sont las de chasser
Le cerf s'arrête pour souffler.

Sur la mare de velours
Loin de la meute dépitée
Le cerf s'arrête pour toujours
Séparé de sa biche aimée
Sur la mousse de velours
Le cerf meurt en bramant ses amours.

Le temps des Gabariers

 

C'était le temps des gabariers,
Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu'en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois et les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers

En ce temps la notre belle rivière
Coulait gaiement sous les ponts de chez nous
On aimait à regarder son eau claire
Reflets d'argent dansant sur les cailloux
Je me souviens on chargeait les gabares
A Spontour au pied de notre maison
Les fiers lurons en larguant les amarres
Nous quittaient en chansons
C'était le temps des gabariers,

Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois et les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers

Quand ils disaient que l'eau était marchande
Le moment était venu de partir
Ils quittaient Jeanne, Marie ou Fernande
Mais quand on part c'est pour mieux revenir
Les échalas chargés sur les gabares
Ils s'en allaient au fil des hautes eaux
Pendant trois jours et sans lacher la barre
Ils voguaient vers Bordeaux
C'était le temps des gabariers,

Qui descendaient au fil de la Dordogne
Sur leurs bateaux qu'ils conduisaient
Du haut pays jusqu'en basse Gascogne
Le beau voyage en vérité
Entre les bois et les gorges profondes
Le beau voyage au fil de l'onde
Au temps des Gabariers



Le temps des Gabariers par chantamicale

 

LES FETES DE MOLEON

En hommage à notre ami de Saint CHAMANT (19)