LA CHASSE  

L'épieu.pourquoi pas ?

UN PETIT D'HISTOIRE.... :

Si, de nos jours, exception faite pour quelques rudes chasseurs de qui Cerfon nous a parlé et de Cerfon lui-même, l'épieu n'est plus guère employé dans la chasse du sanglier, cette arme fut cependant la première qu'aient utilisée les hommes pour mettre à mort ce terrible animal.
Xénophon, quatre siècles avant l'ère chrétienne, dans son "Traité de la chasse ", nous apprend qu'on chassait les grands animaux à l'aide des javelots et de l'épieu. Cette dernière arme, contre le sanglier, était la plus employée, et, en Macédoine, un homme ne pouvait se coucher à table s'il n'avait tué un sanglier à l'épieu, hors des filets de lin qu'on employait pour parfois pour le capturer.

L'épieu de chasse est un fer long et puissant, monté sur une forte hampe de bois et pourvu d'une croisette (la "billette" des armoiries) pour maintenir l'animal à distance. Ce fer distingue l'épieu de la lance de chasse. La longueur de sa hampe, pour être maniable dans les fourrés, ne dépasse guère la taille d'un homme. La forme du fer varie suivant l'époque, le pays et le goût des veneurs. Une pointe affilée pénètre profondément et entraîne une mort rapide si elle est bien placée. Une lame large provoque une hémorragie plus abondante.

Ecrivant vers -400- son Traité de chasse, Xénophon décrit l'épieu destiné à chasser le sanglier : " L'épieu doit avoir une lame d'une quarantaine de centimètres, avec de grosses dents à mi-longueur de la douille forgées d'une pièce et ouvertes vers l'extérieur; et la hampe doit être de bois de cornouiller aussi mince que celui d'un épieu de guerre.
Dans son Traité de la chasse, Xénophon donne aux chasseurs de son temps les conseils suivants:                       
" Lorsqu'on voudra frapper le sanglier de l'épieu, on prendra garde que, par un mouvement de tête, il ne fasse sauter l'arme des mains ; le coup manqué, il est aussitôt sur l'homme. En pareil cas, il faut se jeter le visage contre terre, se tenant fortement à ce qu'on y rencontre. La bête, vu la courbure de ses défenses, n'attaquera point en dessous le corps du chasseur ainsi couché; s'il se tenait droit, il serait infailliblement blessé; elle essaie, il est vrai, de relever l'homme; si elle ne le peut, elle le foule aux pieds..."

Pour servir un sanglier au ferme, protéger les chiens rapidement sans le risque de l'arme à feu, l'épieu est une arme de chasse pour ceux qui pensent que l'action et le risque maîtrisé font toujours partie de notre loisir.

Un Lieutenant de Louveterie présente cette lame à manche dont il se sert depuis quelques années.

 Ces quelques réflexions sur l'usage au XXIème siècle de ce qui constitue probablement la plus ancienne arme de chasse connue n'ont , bien évidemment, pas pour objet de populariser cette technique mais plutôt de susciter de l'intérêt et, pourquoi pas, quelques vocations chez ceux pour qui l'action et le risque maîtrisés font encore partie de ce qu'ils attendent de la chasse.
Cette arme, précisons le bien, est actuellement toujours interdite par la législation française en tant que mode de chasse exclusif : son usage, bien que décrié,  est  autorisé  en vénerie pour servir un animal  sur ses fins  et, en chasse à tir, il n'est toléré que pour achever un animal mortellement blessé ou pour protéger les chiens dans un ferme  " musclé" .
Il y a une vingtaine d'années, moins d'une trentaine de chasseurs, en France, utilisaient de manière habituelle l'épieu comme seule arme de traque, et ils passaient un peu pour des illuminés.
Les choses ont bien changé et il est maintenant très fréquent de rencontrer des traqueurs armés uniquement  de l'épieu  dans les battues au sanglier.
Et c'est loin d'être une activité marginale : il n'est pas rare de pouvoir servir de cette manière quelques sangliers par saison de chasse en territoire ouvert.

Comment et où piquer ?

Si vous voulez conserver des jambes en bonne état, éviter l'approche de face : le sanglier, coincé entre les chiens et vous, choisira toujours de vous charger, pas forcément pour vous nuire mais parce que c'est pour lui la voie de fuite présentant le moins de risque par rapport à la meute de chiens.
Donc, il est recommandé de toujours choisir, quand c'est possible, l'abord  ¾ arrière du sanglier. Ainsi, l'animal ne vous remarquera pas forcément et vous pourrez facilement porter votre coup derrière le coude, dans la zone coeur-foie-poumon.
La probabilité de vous faire désarmer, avec un sanglier qui vous tourne le dos, est  de fait très faible.
De plus cette position réduit les risques de casser la lame d'épieu, ce qui n'est pas toujours le cas lorsque l'on a parfois à le servir de face.
Peut-être que les quelques remarques, vous auront donné envie de faire un jour une expérience dont vous vous apercevrez qu'elle donne une toute autre dimension à la chasse .
Dans tous les cas, la prudence est de mise : il n'y a pas de honte à  se méfier et à réfléchir avant d'agir !

                                                                                                                                                            JML

 

Ce n'était pas mon premier coup d'essai à la dague mais toujours sur sangliers de plus petite taille que ce solitaire.

 LES ANNONCES

Début de Traque : 1 Coup Long

Fin de Traque : 1 Coup Longs + 1 Coup court

La Vue :

LE RENARD : 2 coups
CHEVREUIL : 3 coups
SANGLIER : 4 coups
BICHE : 5 coups
CERF : 6 coups
FAON : 7 coups
MALAISE OU BLESSURE : 8 coups

La Mort :

CHEVREUIL : 3 coups + taïauter
SANGLIER : 4 coups + taïauter

BICHE : 5 coups + taïauter
CERF : 6 coups + taïauter
FAON : 7 coups
MALAISE OU BLESSURE : 8 coups

"CONSEILS - SECURITE"

Comment Achever un Animal Blessé :

Si un animal est retrouvé blessé, il faut mettre fin le plus vite possible à ses souffrances.
Plusieurs possibilités s'offrent à vous :

1° Servir l'animal à l'aide d'une dague dont la lame a une longueur de minimum 20 cm.
Arriver toujours par l'arrière et enfoncer profondément et rapidement la dague en oblique
de l'arrière vers l'avant, en tournant la dague entre les côtes vers le coeur. Attention cela
peut-être dangereux s'il s'agit d'un gros sanglier, d'un cerf ou brocard coiffés, surtout si la
balle est mal placée et que l'animal dispose encore d'une certaine vitalité.

2° Placer une balle de cou si on a pu s'approcher suffisamment de l'animal.

Mais attention si l'arme est équipée d'une lunette de tir qui, par effet de parallaxe, fera tirer en dessous.
Enlever cette lunette si elle est amovible, sinon faire marche arrière et ajuster le tir au défaut
de l'épaule en visant bien entendu le coeur.

Mieux vaut perdre une partie de la venaison que laisser souffrir l'animal plus longtemps. Il faut également se méfier des chiens qui se battent avec le gibier, principalement avec un sanglier. Dans ce cas essayez de faire partir les chiens, sinon appelez à l'aide.

3° Dans le cas des brocards, on peut, toujours en arrivant par derrière et selon l'état de l'animal,
se saisir des bois et tirer fortement la tête vers l'avant. Le couteau de chasse sera enfoncé fortement entre les deux vertèbres cervicales. Ou toujours en arrivant par derrière et selon l'état de l'animal, se saisir des bois et rabattre la tête de l'animal vers l'arrière (vers le dos), cela a pour effet de lui casser la colonne vertébrale.

Les Indices :

L'examen des indices est très important pour la recherche d'un animal. Voici quelques cas donnant des indication appréciables :


Le SANG (à l'emplacement du tir)
-
Rouge vif abondant : Balle de coeur. Recherche souvent longue et difficile.
-
Rouge vif abondant à l'anchuss puis rare ensuite : Balle de venaison,
-
Rouge foncé grumeleux : Balle de foie, blessure mortelle.
-
Rouge clair mousseux :Balle de poumon. Blessure mortelle à plus ou moins longue échéance suivant l'emplacement dans les poumons.
-
Rouge sale avec présence de nourriture : (purée verdâtre, aliments non digérés) : tir d'intestin ou d'estomac. Il s'agit là d'une blessure mortelle à long terme; la recherche, quant à elle, est réputée plus facile.

De toute manière, il est très difficile avec seulement du sang, de situer exactement
la gravité et l'endroit de la blessure. La hauteur, l'emplacement du sang dans la trace de fuite
donnent souvent d'excellentes indications. L'abondance de sang à l'endroit du tir n'est pas toujours
signe de blessure mortelle. Au contraire, quelques gouttes, quelques mètres après le lieu présumé
du tir constituent un très bon signe.

OS : La forme de l'os peut déterminer sa provenance.

C'est le plus souvent un fragment d'os de patte, dont la grosseur indique la hauteur de la cassure.

PATTES : Os ronds

La recherche est facile du départ jusqu'au moment de la relève.
Le sanglier semble être plus sensible à une blessure à un membre que les cervidés qui peuvent
parcourir des distances importantes dans des endroits très accidentés.

MACHOIRES : Blessure terrible pour l'animal, pratiquement condamné à mourir de faim .
Recherche difficile nécessitant une toute autre technique que les autres blessures. Il faut souvent
avoir recours à d'autres chasseurs. La réaction de l'animal blessé à la mâchoire est imprévisible;
il peut s'arrêter rapidement ou parcourir de grandes distances.

POILS : Il prouvent la plupart du temps que l'animal a été touché.

Certains conducteurs se constituent une collection de poils coupés sur les différentes parties du corps des ongulés pour
établir des comparaisons sur le terrain.

CHAIR : Balle de venaison.

 

 COMMENT VIDER UN BROCARD ?   Télécharger l'article au format pdf (source ANCGG)

 

LE COMPORTEMENT DU CHASSEUR APRES LE TIR

Observer le réaction du gibier au coup de feu
Arrêter les chiens
Rechercher les indices de blessures à ou autour de l'impact
Rechercher les indices de blessures dans la direction de fuite du gibier ( suivre sur une centaine de metre à coté de la trace)
Ne jamais ramasser les indices
Baliser l'anchuss et la direction de fuite de l'animal blessé

POUR LA RECHERCHE D'UN ANIMAL BLESSE

Faire appel à un Conducteur de chien de Sang

Les Conducteurs agrées sur le Limousin:

Bernard GOURBEAU    :     Tel 05 55 71 50 33
Jean Claude HENNO    :     Tél 05 55 71 59 67
Laurence HENNO          :     Tél 05 55 71 59 67

Vous pouvez télécharger les documents suivants :

- Extrait de la brochure n°28 de l'ONCFS : consignes de sécurité à l'attention des sociétaires.
-
Exemple de consignes pour un territoire

"ACCIDENTS DE CHASSE" ... la sécurité, avant tout !

Liste des accidents à la chasse, en France, saison 2012-2013

Morts à la chasse en 2012-2013 : avril (1), mai (1), juin (2), août (2), septembre (5), octobre (7), novembre (3), décembre ( ), janvier ( ), février ( )

L'Office National de la Chasse a publié son rapport annuel sur les accidents de chasse. Au cours de la dernière campagne, 240 accidents ont été enregistrés (80 légers, 120 graves et 40 mortels), contre 259 pour la saison précédente. Cette baisse, serait réjouissante si elle pouvait se poursuivre tous les ans.
Les résultats ne sont pas vraiment satisfaisant, le nombre d'accidents mortels est resté pratiquement le même.Dans 43 % des accidents, les consignes n'avaient pas été données......Gros ennuis en perspective pour les Présidents concernés !
Plus de 50 % des accidents résultent de tirs directs sur la victime ; 7 % surviennent suite à une chute, 20 %en manipulant les armes, 20 % par ricochet. 30 % des victimes d'accidents sont des traqueurs : c'est le résultat de tirs dans la traque. Il convient que les Présidents interdisent le tir dans la traque. Pour le SNCC le port du gilet fluo pour les traqueurs (obligatoire au Canada) serait également le bienvenu, voir obligatoire dans l'avenir. La proportion d'accidents survenant lors de la chasse du grand gibier (54 %) est à peine supérieure à celle du petit gibier (46 %), celle mettant en cause des tirs à balles est de 45 % (dont 24 % fusil et 21 % carabine)
contre 53 % pour les tirs à plombs. Cependant, ce rapport ne précise pas le degrés de gravité des accidents (mortels, graves, légers) dans chacune de ces catégories.
14 % des victimes sont des non chasseurs mais la moitié de ces accidents surviennent au domicile du chasseur possédant l'arme.


Ce rapport, trop long pour être énuméré ici en totalité, et qui ne vous est donné que partiellement montre qu'il est nécessaire de poursuivre et surtout d'amplifier la campagne de sensibilisation. Le risque zéro n'existe pas mais un accident de chasse, c'est toujours un accident de trop et c'est la raison pour laquelle je me
permet en temps que Président et au nom du SNCC de vous interpeller à nouveau sur la sécurité et les consignes a observer ainsi que sur les conséquences d'un accident de chasse.

"CHASSE et SECURITE"

LA RESPONSABILITE DU CHASSEUR

Responsabilité civile :
Pour obtenir le visa et la validation de son permis de chasser, le chasseur doit souscrire une assurance chasse responsabilité civile. L'assurance chasse minimale obligatoire ne couvrant que les dommages corporels causés à autrui, il est préférable d'opter pour une garantie aussi complète que possible.

Responsabilité pénale :
La responsabilité pénale du chasseur, qui ne peut pas être assurée, relève du code pénal. Sur simple demande écrite, le SNCC peut vous faire parvenir un
Tableau récapitulatif des sanctions encourues.

LA RESPONSABILITE DE L'ORGANISATEUR DE LA CHASSE

Le détenteur du droit de chasse se doit, à titre volontaire, de recourir à une assurance pour garantir la responsabilité civile du dirigeant et de ses délégués. Cette responsabilité civile doit couvrir les dommages corporels et matériel qui peuvent survenir à l'occasion de l'activité cynégétique pratiquée sur le territoire sous l'autorité de l'organisateur de la chasse.
La garantie doit couvrir l'Association, personne morale, mais aussi les personnes physiques exerçant une activité au sein de l'association et pouvant mettre en cause leur responsabilité, notamment dans l'organisation de la chasse.
Nous rappelons que les sociétés de chasse, amicale de chasse ou autres associations du même type, affiliées à la fédération, peuvent souscrire une assurance par son intermédiaire. De nombreuses sociétés de chasse y adhérent déjà.
La responsabilité pénale de l'organisateur de la chasse, qui ne peut être couverte par une assurance, relève du code pénal (
Tableau récapitulatif des sanctions encourues.). Il est donc important de pouvoir prouver que l'on a mis en ouvre toutes les règles et les mesures de sécurité.
L'organisateur de la chasse doit vérifier que chaque chasseur est détenteur d'un permis de chasser valable pour le territoire et la saison en cours ainsi que la conformité à la réglementation des armes et munitions des participants à une battue.
Il est important qu'il remette à chaque adhérent la liste des consignes de sécurité obligatoire, dont un modèle vous est proposé au chapitre "Regles de sécurité à observer", et en faisant émarger l'adhérent sur un registre.
Ce modèle peut être envoyé aux membres du SNCC au prix de 0,20 F la feuille, frais d'envois compris.
Pour la chasse en battue, des consignes particulières de sécurité doivent être rappelées avant chaque battue.

Les règles de sécurité dans le statut et le règlement intérieur de l'association

Le Président doit veiller à ce que le statut de la société précise les règles de sécurité à la chasse et leurs conditions d'application, ainsi que les obligations à la charges des responsables de battues. Ces textes doivent être adoptés en assemblée générale et constitueront un avenant aux statuts, si cela n'a pas déjà été réalisé.
Il est du plus grand intérêt que le règlement intérieur prévoit, après décision prise en assemblé générale, des sanctions claires accompagnant le non respect des règles disciplinaires.
Le Président peut déléguer ses pouvoirs aux différents responsables de battues de son association en leur faisant signer un imprimé. Cette désignation des délégués doit être prévue dans les statuts de l'association.

RESPONSABILITE CIVILE

Elle a pour fondement trois articles du code civil :
Article 1382 : réparation du dommage à autrui (responsable de la faute).
Article 1383 : réparation du dommage à autrui (responsable de la faute et responsable de l'organisation de la chasse).
Article 1384 : responsabilité du tireur et de l'organisateur.

RESPONSABILITE PENALE

Tant celle du chasseur que de l'organisateur relèvent du code pénal.

Atteintes involontaires à l'intégrité de la personne :

Article 222-19 : incapacité totale de travail pendant plus de trois mois : deux ans d'emprisonnement et 200.000 F d'amende. En cas de manquement délibérés aux règles de sécurité imposées par la loi, les peines encourues
sont portées à trois ans d'emprisonnement et 300.000 F d'amende.

Article 222-20 : incapacité totale de travail d'une durée inférieure ou égale à trois mois, un an d'emprisonnement et 100.000 F d'amende.
Ces textes visent le chasseur et les organisateurs de la chasse :

Les Articles 222-21, 223-1 et 223-2 prévoient également la responsabilité pénale des personnes morales (association de chasse) avec, en particulier, des sanctions spécifiques qui peuvent empêcher leur fonctionnement.

"REGLES DE SECURITE A OBSERVER

Une arme doit toujours être considérée comme chargée.
Dans tous les cas, l'index ne se pose sur la détente qu'au moment de tirer.
Quel que soit le type d'arme que vous portez, le canon ne doit jamais être dirigé vers une autre personne, même si elle semble hors de portée.
Avant et après la chasse, votre arme doit toujours être désarmée, basculée ou culasse ouverte et, en voiture, elle doit être transportée déchargée dans son étui.
Ne jamais tirer sur la ligne. Ne jamais passer vos voisins en revue avec votre fusil en joue.
Ne jamais pointer son arme :
- vers des maisons ;
- en direction des routes et des chemins ;
- face à n'importe quel obstacle (une haie, une rangée de maïs), pouvant cacher un animal, un autre chasseur ou un promeneur ;
- vers les sols durs et les surfaces gelées où les plombs et les balles peuvent ricocher et provoquer des accidents.
- On ne tire jamais à hauteur d'homme et seulement après identification de l'animal.

EN BATTUE

Ne vous déplacez jamais au cours de la battue et restez à votre poste jusqu'à ce que l'on vous relève.
Faites connaître votre emplacement à vos voisins.
Chargez votre arme seulement après le signal de départ de battue.
On se tient ventre au bois (coté ou sont les chiens ou traque).
On tire toujours au rembucher et en tir fichant (tendu vers le sol).
Evaluez votre environnement : un arbre ou un rocher provoque des ricochets.
Identifiez le gibier avant de tirer.
On ne tire pas à hauteur d'homme et seulement après identification de l'animal.
La portée utile d'une carabine est de l'ordre de :
- 50 m pour le tir en battue,
- 120 m pour le tir avec appui (la portée utile est la distance au-delà de laquelle on ne doit pas tirer un animal
sous peine de le blesser au lieu de le tuer.)
Déchargez votre arme dès le signal d'interruption ou de fin de battue.
Dans tous les cas, respectez scrupuleusement les consignes du responsable de battue.


DANS LE TIR A BALLES

Ne jamais tirer un genoux à terre ou assis (dans ce cas le tir n'est plus fichant)
Carabine jamais tenue dans la saignée du bras.
Canon toujours dirigé vers le sol.
Arme toujours déchargée en dehors du poste de tir.
Prendre des précautions avec des balles lisses réputées plus dangereuses en raison de leur faculté à ricocher.
Si les postes sont en ligne, ne tirez qu'avec un angle de tir supérieur à 30° par rapport à la ligne.
En dessous de cet angle, votre responsabilité est directement engagée en cas d'accident.

Une hémorragie consécutive à la rupture d'une artère fémorale, accident classique quand un sanglier charge. Le flot de sang qui jaillit par à coup est énorme, la mort va intervenir dans une grosse poignée de secondes.

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La seule solution pour sauver le blessé est d'appliquer un point de compression immédiatement au-dessus du saignement ou plus haut à distance si on n'a pas accès au plus près de la plaie. Le pronostic vital est engagé il n'y a aucune minute à perdre.

Deux cas de figures :

il est hors de question d'attendre un quelconque secours, le secours c'est vous. Comment voulez vous qu'un service d'urgence arrive en moins de 2 minutes sur un accident ? Il n'y a pas de fatalité ! Ce qu'il manque c'est de l'information. S'il y a, ou si vous suspectez une atteinte au niveau du torse, ne déplacez pas le blessé pour ne pas porter atteinte à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière. Ne faites pas comme ce toréro sorti par 4 gars de l'arène comme un vulgaire matelas et qui s'est retrouvé tétraplégique. Ne jamais déplacer une victime, sauf évidemment cas de force majeure. Ne jamais donner à boire à un blessé, mais humectez lui les lèvres.

Si la victime est inconsciente mettez-la en position latérale de sécurité.

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La victime ne peut pas se déplacer, il y a et/ou vous suspectez des atteintes à la colonne vertébrale ou à la tête : Affectez une personne au maintien de la tête jusqu'à l'arrivée des secours.

Piqûres de serpents : Outre les conseils classiques que vous trouverez dans les livres, je vous donne le mien : quelque soit le serpent ou l'animal qui vous a mordu, tuez le !! Emportez la tête avec vous à l'hôpital. En permettant son identification vous accélérerez le diagnostic et donc vos soins.

Résumons : En cet instant et depuis que vous êtes arrivé sur le lieu de l'accident, vous avez sécurisé la zone, notamment vis à vis d'un animal blessé. Vous avez déchargez l'arme de la victime et percuter à vide. Attention aux semi-autos, ne vous contentez pas d'enlever les balles du chargeur, il en reste une engagée ! Manouvrer la culasse et percutez dans le vide. Ce n'est qu'à présent que vous demandez de l'aide avec votre mobile. Le premier collègue qui arrive vous l'affectez au maintien de la tête de la victime s'il y a lieu ou à un point de compression.

Assurez-vous que pour tous les collègues qui arrivent à pied, les armes soient immédiatement déchargées, dos au groupe. Si l'atteinte provient d'un autre chasseur, tir direct ou ricochet, affecté un ou deux collègues à la garde et au soutien psychologique de celui-ci. Il y a trois ans dans l'Aude, le chasseur responsable du ricochet mortel s'est soudainement écarté du groupe et s'est suicidé.

ALLO ! Faites le 112 sur votre téléphone. Présentez-vous. Donnez votre n° de mobile. Donnez le lieu exact de l'accident. Le N° de poste, le lieu dit. Précisez l'âge approximatif de la victime. Précisez les circonstances de l'accident : balle, charge d'un animal. Décrivez de manière synthétique l'état actuel de la personne (elle est inconsciente; elle saigne), ainsi que l'évolution de cet état (son état est stable, son état s'aggrave., inconsciente depuis 10 minutes, etc. Précisez le caractère de gravité (la personne a le bras cassé mais son état général est bon.). Précisez les premières mesures prises et les gestes effectués. C'est le travail du médecin régulateur de gérer l'urgence. Donnez un rendez-vous précis aux secours et décrivez la « personne contact » qui les y attendra. Envoyez un collègue à un endroit où les services de secours vous rejoindront. Rappelez-vous qu'à un croisement de route, on peut y arriver de plusieurs directions à l'inverse d'une route. Attention à la responsabilité juridique si vous prenez une victime dans votre voiture, que ce n'était pas nécessaire et que cela aggrave son état. Si l'endroit n'est pas défini précisément demandez qui possède un GPS et relever la position.

A défaut si quelqu'un possède une carte demandez la et relevez la position. Si vous ne savez pas où vous êtes, faites ceci : Sur les cartes IGN au 25 000 notez les chiffres en gras et en bleu dans la marge de gauche idem en haut de la carte. Dites : «Carte IGN N°18. TOP 25. Nous sommes entre les mentions 4763 et 4762 pour la marge de gauche et les mentions 287 et 288 pour le haut de la carte ». Bien que le carré en question fasse 1 kilomètre de côté c'est largement suffisant pour orienter les secours dans la bonne direction.

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  C'est le boulot du médecin régulateur de gérer l'urgence mais dans l'hypothèse ou il faut faire décoller un hélicoptère, lire ce qui suit :

Avant d'aborder le comportement à avoir face à une évacuation sanitaire héliportée, abordons ce qu'il ne faut JAMAIS FAIRE quand vous voyez un hélicoptére : Ne pas agiter les bras pour dire "bonjour !".

Deux signes fondamentaux à connaitre et à faire avec les bras :

  1. les deux bras tendu, levé au dessus de la tête, à la façon d'un Y, signifie "Yes" ! j'ai besoin d'aide !
  2. Un bras tendu et autre vers le bas, à la façon d'un N, signifie "No" ! Je n'ai besoin de rien.

Comportement à avoir face à une évacuation par hélicoptère :

L'hélico ne peut pas se poser ni prés ni même assez loin de la victime :

La seule chose que vous ayez à faire c'est de faire en sorte que l'on vous voit de loin. Quitte à ce que vous soyez excentré par rapport à l'accident. Utilisez une couverture de survie métallisé argent en la tenant devant vous, le vent dans le dos, pour qu'elle flotte. L'idéal c'est d'avoir un miroir à éclat. Si vous ne possédez pas de miroir à éclat (attention à ne pas aveugler le pilote !!), pour vous faire repérer, faites un feu avec des branches ou des feuilles mouillées pour provoquer de la fumée. Il est important pour le pilote de connaître la position et la force du vent au sol. Un hélicoptère se pose et décolle TOUJOURS face au vent. L'avantage de la couverture de survie qui flotte au vent c'est qu'elle donne au pilote la direction de celui-ci. Étant donné que vous aurez le vent dans le dos, la couverture flottant devant vous, l'hélico se posera devant vous.

L'hélico peut se poser à proximité de la victime :

Repérez une zone large, 3o mètres de diamétre, c'est le minimum syndical ! Dégagée de toute branches, feuilles, tout ce qui peut se transformer en projectile. S'il y a de la neige, piétinez une zone de 30 métres de large minimum pour que la poudreuse ne se soulève pas. Il faut que l'hélicoptère puisse vous repérer. Utilisez une couverture de survie métallisé en la tenant devant vous, le vent dans le dos, pour qu'elle flotte.

L'idéal c'est d'avoir un miroir à éclat. Si vous ne possédez pas de miroir à éclat (attention à ne pas aveugler le pilote !), pour vous faire repérer, agitez des vêtements de couleurs voyantes.

Un hélicoptère se pose et décolle toujours face au vent. L'avantage de la couverture de survie qui flotte au vent c'est qu'elle donne au pilote la direction de celui-ci. Étant donné que vous aurez le vent dans le dos, la couverture flottant devant vous, l'hélico se posera donc face à vous.

Conduite à tenir face à un sanglier blessé : avant de vous approcher du « sanglier de votre vie » qui est « mort  tué sur le coup » assurez vous d'avoir donné un coup de grâce à la tête, sous l'oreille.

Pour cela il met une grosse branche en travers d'un arbre en forme d'Y pour pouvoir instantanément se mettre hors de portée. Si vous en avez le temps, réfugiez vous comme indiqué. Si vous vous faites tamponner par le sanglier et que vous vous retrouviez à terre, il y a de fortes chances pour que vous perdiez votre arme. Si vous êtes à terre sans possibilité de trouver refuge sur un espace surélevé et qu'il revient à la charge, il est préférable d'avoir sur soi, un couteau à lame fixe. 15 à 18 cm maxi de lame c'est suffisant. Qu'il soit à « soie traversante » c'est à dire que la lame ne soit pas vissée au manche, c'est une question de solidité. Qu'il soit pourvu d'une dragonne. Le chasseur évacué par hélicoptère il y a deux ans dans l'Aude, n'a eu la vie sauve que parce qu'un Fox s'est jeté à la gueule du sanglier et n'a lâché prise que lorsque celui-ci est parti. Il était seul au poste. Ayez toujours sur vous : un sifflet, une couverture de survie, un miroir et un feu à éclat, type strobe light.

SOURCE INTERNET

LES DANGERS DU TIR À BALLE
Au Rembucher

 LE TIR AU REMBUCHER n'est pas toujours la panacée. Il existe en effet des circonstances où il peut même se révéler dangereux. Mieux vaut le savoir afin d'accroître la sécurité à la chasse.

« Ventre au bois et surtout tirez derrière vous, au rembucher. Je ne veux pas d'accident. » Combien de fois entent-on ces consignes au début d'une battue, comme si le seul fait de tirer un animal au rembucher suffisait à lui seul à éviter les accidents. C'est faux, il existe bel et bien des dangers à ce type de tir, essentiellement liés à la topographie du poste.

Une excellente base

Relativisons néanmoins nos propos... Dans la majorité des cas, le tir derrière soi, c'est-à-dire hors de l'enceinte traquée, est en effet le plus sécurisant. Pourquoi? Tout d'abord parce qu'il permet au chasseur, qui s'est rendu discret en se collant contre la lisière, de laisser sortir l'animal sur la ligne forestière afin de l'identifier, certes en quelques dixièmes de seconde, mais c'est déjà mieux que rien. Les consignes de tir mentionnées au rond du matin sont nombreuses et, entre les sangliers de moins de 50 kilos, les brocards décoiffés, les biches non suitées, les cerfs ne portant que huit cors et autres limitations, le chasseur a besoin de temps pour reconnaître précisément l'animal qu'il s'apprête à tirer. Autre avantage, cette position lui permet « d'acquérir sa cible » soit, en langage de tireur, de la suivre sur une courte distance et de presser la queue de détente dans le même mouvement, une sorte de swing bien connu des chasseurs de petit gibier. L'angle formé par cette position «ventre au bois» permet d'accroître le champ de vision des postés, car si le sous-bois l'autorise, ils peuvent encore tirer l'animal alors qu'il a pénétré dans la parcelle voisine. Enfin, et c'est le point le plus important, cette répartition des chasseurs visant derrière eux évite les tirs dirigés vers d'autres chasseurs postés et, donc, limite les risques d'accident. Oui, mais voilà, une balle qui est sortie de la bouche d'un canon n'en reste pas moins dangereuse, qu'elle soit tirée devant, derrière, ou sur les côtés. L'essor des loisirs nature doit nous inciter à être de plus en plus vigilants.

Nous savons précisément où sont postés nos collègues de chasse, mais pas où circulent les VTTISTE et autres randonneurs. Il est plus facile de localiser les participants à une battue que les autres usagers de la nature.

Les ricochets

C'est certainement là le plus grand danger des tirs en battue. Même avec un angle très fermé, personne ne peut dire si une balle va ou non ricocher et surtout quelle direction elle va prendre en repartant du point d'impact. En battue, il est préconisé de respecter un angle de 30° par rapport à l'alignement de ses voisins. Mais cela ne doit pas pour autant inciter le chasseur à faire n'importe quoi dans cet "espace" qui lui est dévolu. Un fossé encercle souvent les parcelles forestières. Ce talus est composé de terre, mais aussi de pierres. Si une balle de carabine a de fortes chances d'exploser au contact de ces dernières, les balles issues d'armes à canons lisses ne feront aucun cas de cet obstacle et s'appuieront dessus pour reprendre une autre direction.., indéterminée. Le projectile aura un peu moins de force et de vélocité, mais en conservera suffisamment pour pénétrer dans la peau fragile d'un humain. Mais j'entends déjà crier les fervents partisans des armes lasses: une balle de fusil lisse ne ricoche pas plus qu'une tirée par une arme rayée ! Désolé de vous décevoir, mais si. Et cela est lié a deux facteurs fort simples a comprendre: la composition de la balle et la vitesse. Le chemisage fragile d'une ogive de 7*64 n'a rien a voir avec le boulet mono métallique envoyé par un douze. La rapidité des munitions destinées aux armes rayées va accroître le phénomène d'expansion de la balle (voire de désintégration sur un caillou), une balle d'arme lisse, en revanche, va moins vite (près de la moitié de la vitesse), donc elle sera moins endommagée parle choc avec un obstacle et, conservant plus de masse, sera plus dangereuse en cas de ricochet.

Attention aux petits bois

Autre obstacle pouvant être générateur de ricochets, les arbres, et pas forcément les plus gros. Il y a de fortes probabilités pour qu'une balle pénètre dans le bois d'un chêne plusieurs fois centenaire, au grand désespoir du scieur qui devra le débiter en planche, mais qu'elle soit déviée par des rejets de hêtres, mesurant quelques centimètres de diamètres. Lors de l'hiver rigoureux que nous avons connu cette année, les arbres ont gelé en profondeur, ce qui a accru les risques de ricochet. Là où une balle aurait pénétré dans l'écorce en temps normal, elle va rebondir si les bois sont gelés. Une extrême prudence s'impose en cas de froid vif, car la terre, les flaques et les arbres sont alors dangereux en cas d'impact.

 Les plaines et bordures.

 Autre cas où le tir au rembucher est dangereux, les bosquets et lisières forestières donnant sur des plaines. Les chasseurs sont "ventre au bois" et tirent... en rase campagne! Ne souriez pas, le cas est fréquent et chacun d'entre nous s'est retrouvé, un jour ou l'autre, posté dans une telle configuration de terrain. Où tirer? Ici, pas de risque de ricochets contre les arbres, il n'y en pas! Mais au loin, tout là-bas, les taches rouges de quelques toits devraient vous empêcher de faire feu. Idem lorsque la ligne forestière sur laquelle vous êtes posté est contiguë à une plaine, à une route, à une voie de chemin de fer ou à tout autre axe utilisé par des homo sapiens sapiens. Les VTT, et autres sports dits de nature envahissent peu à peu nos territoires de chasse. Nous devons prendre ces usagers en considération pour accroître la sécurité. Au risque de faire bondir les partisans d'une certaine éthique, il faut reconnaître que, parfois, le tir devant soi ans la traque est plus sécurisant. Mais ceci doit être étudié poste par poste, et c'est au chef de ligne que devrait échoir cette responsabilité.

Tir au rembucher : mode d'emploi

Bien tirer au rembucher ne s'im­provise pas. Rappelons qu'on ne tire pas assis. Les cannes-sièges et autres trépieds sont bien pour patienter, mais lorsque le chasseur doit faire feu, il doit être debout. En arrivant au poste commencer par le dégager. Les branches sèches et les feuilles seront grattées à l'image d'un bocard, afin de ne pas faire de bruit. Il est impératif de bien visualiser les angles de tir les plus sécurisés, pas en termes de degré, mais bel et bien de possibilité réelle de tir. On parle souvent de la position des pieds au ball-­trap, cela n'est pas seulement vrai pour le tir des plateaux... plus un chasseur est stable sur ses appuis, meilleure sera sa visée. Vous ne pourrez pas bien tirer avec une jambe sur le talus et l'autre au fond de fossé. Vous avez bien sûr pris la peine de situer les principales coulées de part et d'autre de votre poste, mais ce sont surtout celles en­trant dans la parcelle voisine qu'il convient de noter. C'est là que vous allez tirer. S'il y a un talus ou un fossé, souvenez ­vous que le gibier effectuer un bond. Il faudra corriger votre tir afin de ne pas passer sous ses pattes. Enfin, à l'ex­pression ventre au bois, préférez dos au bois, essayez et vous verrez, vous serez bien mieux installé en vous positionnant dos à l'enceinte traquée.

Veillez à vos gestes

L'animal sort sur la ligne de tir, vous l'avez entendu venir dans la traque et vous êtes prêt. Trop, peut-être car à peine a-t-il pointé le bout de son nez sur l'allée forestière que vous montez déjà votre arme à l'épaule. Il a atteint le milieu de la ligne que déjà votre réticule ou votre point rouge est sur lui. Certes, vous n'avez pas encore fait feu, mais quel est réellement l'angle avec votre voisin à ce moment précis ? Et si le coup partait ? Et si ....

Et dire qu'il y en a qui pensent qu'à la chasse on s'amuse !!!

        

Obligé d'aller chercher des chiens coincés sur une ile au milieu de la rivière Corrèze le 11 décembre 2011

                    

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