Demande d'attestation de meute (cliquez sur le lien)

PIECES A JOINDRE à la demande :

- L'AVIS DE L 'ASSOCIATION FRANÇAISE DES EQUIPAGES DE VENERIE SOUS TERRE (BP 38 - 71210 MONTCHANIN), 03.85.78.03.21.

- L'AVIS DE LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS

- LA LISTE DES CHIENS (minimum 3) , COMPORTANT LE NOM, LE N° DE TATOUAGE ET LA RACE,

- UNE COPIE DES CARTES DE TATOUAGE ,

- LA LISTE DES TERRITOIRES SUR LESQUELS L'EQUIPAGE DISPOSE DU DROIT DE CHASSER,

- LES NOMS ET ADRESSES DES MEMBRES DE L'EQUIPAGE,

Nouvelle dynamique et nouvelle convivialité au sein de la Louveterie Corrézienne

 

 

Hier encore, nous nous retrouvions une fois par an lors de notre assemblée générale. Une heure et demie de réunion, un pot offert par le maire de la commune qui nous recevait, un bon "gastos", 3 chansons et à l'année prochaine. Tel était la vie de la louveterie corrézienne ces 20 dernières années.
Nous n'étions qu'une somme d'individualité, sans esprit d'équipe, avec la solidarité des gens qui se rencontrent une fois par an, chacun gérant au mieux les problèmes auxquels il était confronté. Si tu avais besoin de quelque chose, on t'expliquai rapidement comment t'en passer. Pas de vague, pas bruit, peu ou pas d'efficacité terrain. Comme disait le grand gourou de l'époque : " tu vas voir, tu bois, tu manges, tu traines les pieds .... et tu attends que ça ce passe ", en un mot, la louveterie"godillot".

 Mais aujourd'hui tout a changé. Avec l'arrivé de "sang neuf" lors des nominations 2010 (renouvellement de presque la moitié de l'effectif) conjuguées avec l'éradication du "copinage" et avec pour la première fois la mise en place d'entretiens organisés et conduits par la DDT et l'ONCFS, un véritable esprit d'équipe à vu jour sous la dynamique d'un nouveau président.
Il ne se passe pas de mois sans que nous nous rencontrions, sans que nous partagions nos expériences, nos difficultés, nos réussites. Certes, tout le monde ne peut être présent au même moment, mais une entre aides et des échanges au quotidien a soudé l'équipe.
Nous organisons des journées de déterrage, de convivialité. Nous participons ensemble à des journées de formation. Un souci avec la bête noire, avec maître goupil ou avec un blaireau, un SMS et tout le monde disponible ce jour-là est présents.

Tout le monde se connait et partage ensemble de très beaux moments de vie dans le sérieux, la convivialité, dans l'amitié et dans le respect de l'autre.

Cette manière de faire a permis de souder l'équipe autour d'ambitions communes. Nous fonctionnons comme une équipe de rugby en tournée, tous soudés autour du coach.

 

                       

 

Pour la première fois, depuis des temps immémoriaux, la Louveterie corrézienne organise des journées « découvertes » de déterrage pour les chasseurs et les non-chasseurs.

La nouvelle génération, aidée par quelques anciens, organise ces journées découvertes et convivialités, dans lesquelles la régulation passe quelquefois au second plan.

Ces journées qui sont organisées une fois chez Christophe, une autre fois chez Pierre et Stéphane, chez Yannick ou encore chez Jacky ont aussi pour objectif de montrer que les lieutenants de louveterie ne sont pas que spécialisés dans la régulation du grand gibier.

Nous possédons aussi un réel savoir-faire dans tout type de régulation de la faune sauvage nous dit le Président Jacques Fondeur. L'objectif de ces journées est avant tout la convivialité, mais aussi de travailler avec nos meilleurs chiens, les garennes de renards ou de blaireau les plus difficiles.

 

Ce matin-là, nous sommes accueillis par Pierre et Stéphane dans la maison de ce dernier par un casse-croute et un café bien chaud.

Une grande partie de l'équipe louveterie est présente : Le Président bien évidement, Christophe, Jean-Luc, Yannick, Benjamin, René, Christian, Jean Noël et les autres, certains sont venus avec leurs boutons, leurs amis, mais aussi des chasseurs et quelques non-chasseurs.

Dans les jours qui ont précédé, nos deux collègues ont visité de nombreuses garennes pour identifier celles qui sont fréquentées, en privilégiant celles qui sont aux abords de parcelles agricoles sensibles.

 

 

L'habitat du renard sous terre se prénomme garenne. Il y a des garennes de renard, de blaireau, ou de lapin. Il s'agit d'un nom générique pour désigner une série de tunnels creusés sous terre, plus ou moins anastomosée, ouverte à l'extérieur par des « trous ».

Le renard n'est pas très équipé par la nature pour creuser sous terre (à l'inverse du blaireau). Si bien qu'il occupe volontiers les garennes du blaireau souvent vastes, larges, profondes, améliorées par des générations de blaireaux qui creusent de nouvelles galeries chaque année. Le blaireau est en effet équipé de redoutables griffes sur les pattes antérieures aiguisées et fonctionnelles comme des pelleteuses. Les garennes de blaireau peuvent ainsi s'étendre sur plusieurs étages à des profondeurs de 3, 4, 5 mètres en terrain accidenté. Le renard cohabite sans problème avec le blaireau, dans ces vastes garennes qui peuvent s'étendre sur plus d'un hectare, le plus souvent en sous-bois ou dans des talus abrupts. Le renard peut créer, sans l'aide du blaireau, des garennes qui lui sont propres. Elles sont alors plus modestes en profondeur ou en étendue, plus étroites en galerie, bien que des générations de renards s'y succèdent en l'améliorant.

 

L'inspection de la garenne

 

Elle est indispensable. C'est le premier temps de la chasse qui conditionne sa réussite. L'inspection des trous et des abris de la garenne nous permet de détecter la présence de blaireau. Les trous creusés par le blaireau sont vastes, la terre et les cailloux remués sont évacués des trous par une traînée de quelques mètres en forme de gouttière centrale caractéristique. D'autre part, le blaireau laisse en dehors de la garenne des latrines creusées en entonnoir où il dispose ses laissées. Un oeil attentif et observateur nous permet de savoir si tous ces indices sont « frais » et si le blaireau est là.

 

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.... Quelques vestiges d'un passé révolu ... un de plus

 

                        

 

Investir la garenne

 

L'inspection avant le découplé va rechercher tous les trous potentiels de la garenne. Ceci est facile en milieu découvert de sous-bois, c'est plus difficile en couvert sous des ronces. Certains trous peu fréquentés sont plus ou moins bouchés par des feuilles mortes. Il faut les identifier, car ils peuvent servir de refuite à l'animal.

Si bien que tous les trous repérés vont être bouchés à la pelle par de la terre à l'exception des plus fréquentés. Pendant la période des nichées de mars à juin, l'inspection minutieuse est essentielle. L'herbe est foulée, aplatit autour des trous par le jeu des renardeaux ou des blaireautins, il y a des traces de plumes de poules ou de canards alentour ou dans les « coulées » de ronces. L'odeur émanant des trous à cette époque est souvent suffisante pour laisser à penser que le garde-manger de la nichée est important. Souvent des mouches entrant et sortant des trous indiquent la présence de charognes accumulées par les parents pour les petits. Autour de la garenne, des reliefs ou des restes de rats, de petits lièvres, taupes, indiquent bien la nichée.

                                

 

La chasse

 

L'inspection terminée, la chasse va pouvoir commencer et nous allons découpler le chien choisi en fonction de l'inspection de la garenne. Très vite, il inspecte tous les trous au nez, et en choisit un. L'attente silencieuse commence alors. Chacun près de son trou laissé libre écoute attentivement les mouvements du chien dans la garenne. Comme la garenne est grande, l'attente peut durer. Quelquefois, les premiers abois du chien éclatent vite, et à leur intensité, vous savez que le renard ou le blaireau est là. La poursuite s'engage alors dans les galeries sous terre.

En surface, les participants suivent la chasse, l'oreille collée à terre. Cette poursuite bruyante est passionnante quand elle parcourt toute l'étendue de la garenne. On devine les mouvements de l'animal aux abois soutenus du chien. La garenne est profonde, les abois ne sont perceptibles que par les trous, ou par l'oreille collée à terre. Puis vient l'accul. L'animal a été poussé par le chien dans un cul-de-sac et fait front. Les abois redoublent d'intensité sur les attaques de l'animal puis reprennent leur rythme habituel. Au bout de quelques minutes, on sait que le chien ne bouge plus. Il faut le trouver. L'oreille collée à terre, Pierre se fait une idée plus ou moins exacte de l'emplacement du chien et va chercher la galerie à l'aide d'une barre à mine qu'il enfonce dans le sol jusqu'à la profondeur souhaitée et qu'il retire pour écouter, l'oreille au sol, par le trou ainsi créé. Il faut souvent de nombreuses tentatives pour trouver la galerie qui est indiquée par les abois clairs et forts du chien. Cette recherche de la galerie est essentielle et délicate. En effet, la barre à mine doit toujours se situer derrière le chien, voire proche du chien, c'est l'idéal. Entre le chien et l'animal, c'est déjà un peu moins bien. Sur le renard ou le blaireau, c'est à coup sûr lui faire attaquer le chien, à éviter à tout prix. Le chien trouvé, il faut creuser.

      

 

Le déterrage

Le sol est rapidement nettoyé de ses feuilles ou de ses ronces. Les arbrisseaux ou les arbres sont taillés alentour pour ne pas gêner le travail. Pierre, Jean Noël et Christian indiquent la forme et la direction de la tranchée qu'il souhaite et qu'il essaiera de situer perpendiculairement à la galerie où se trouve le chien et en essayant toujours de la situer un peu en arrière du chien. La barre à mine laissée en place matérialise le repère souhaité : le creusement se fait plus ou moins vite selon la nature du sol, la présence de racines, la profondeur de la galerie. La terre est rejetée vers l'aval de l'emplacement supposé du chien pour ne pas avoir à la déplacer à nouveau s'il faut agrandir la tranchée. La tranchée doit être suffisamment large et longue pour permettre le travail facile d'un homme au fond du trou. On a toujours tendance à faire toujours trop étroit dit Pierre ce qui rend le travail au fond du trou transformé en puits, difficile, voire impossible. Pour éviter cette issue, il faut creuser suffisamment large au début pour permettre d'un côté une descente douce, qui évite la formation d'un puits. Tous les acteurs présents se relaient rapidement et partagent la tâche ; l'un effondre la terre à la pioche; les autres vident le trou. Le travail est pénible et il faut faire des relais rapides.

               

 

Au bout d'un certain temps, les abois du chien aux fermes sont perçus par Christian à travers la terre. On arrête le travail pour écouter et situer le chien, ce qui conduit quelquefois à creuser un peu plus en arrière ou en avant suivant l'opinion du moment et l'idée que l'on se fait de la position du chien. C'est sans doute l'un des moments les plus excitants que d'entendre les abois du chien sous vos pieds. Cela redonne de la force aux plus fatigués. Les abois sont de plus en plus audibles au fur et à mesure du déblaiement de la terre. Puis sont très proches. La pelle du Christian devient prudente et tout d'un coup le sol s'effondre un peu dans la galerie, la voix du chien est claire et redouble souvent d'intensité. La terre est vite déblayée dans la galerie à la main. Le chien est tout près et l'on voit sa queue frétiller.

 

La fin de l'animal

 

Ceci est habituellement facile dans une galerie simple où l'on est guidé par les abois du chien et/ou par de la condensation qui se dégage, indiquant la direction du chien et de l'animal. Le chien localisé, il faut à nouveau creuser dans sa direction, ce qui se fait facilement, quand il est tout près, en effondrant à la barre à mine, au-dessus de lui, la terre qui est évacuée au fur et à mesure. Il arrive pendant cette manouvre que le chien soit complètement recouvert de terre par instant. Mais le chien expérimenté en a cure et continue ses abois.

On comprendra vite que nous sélectionnons des chiens qui maintiennent les abois du renard ou du blaireau très près (50 cm à 1 m) et qui sont suffisamment courageux pour dominer l'animal et le remonter d'emblée à l'accul, ce qui évite bien des efforts de pelletage quand la galerie se situe entre 2 et 3 mètres de profondeur. Une fois le chien est localisé, puis déterré et dégagé, les abois se poursuivent et fréquemment, quand le chien est de qualité, l'animal est tout près et on l'entend « souffler et ronfler ».

Il faut le prendre et pour cela il faut le voir. En effet, il n'est pas souhaitable que le chien essaye de prendre l'animal, et dans cette phase délicate du déterrage, il ne faut surtout pas l'encourager, car la prise se ferait vite et le chien pourrait être blessé. Il ne faut pas oublier que l'animal, du fait de l'ouverture de la galerie, voit très bien le chien, alors que le chien ne voit pas le renard. Christian enlève donc le chien en le prenant par la queue, mais en le gardant près de lui à sa disposition, et se débrouille pour voir l'animal en s'aidant de la lampe torche.

Il est tout près, le travail du chien est terminé, l'animal est pris à la main ou avec les pinces et rapidement servi. Il faut donner à boire au chien, car son travail sous terre a duré plusieurs heures et l'a épuisé.

 

Particularités de la chasse sous terre

 

Ce qu'il faut savoir, c'est que la pratique s'apprend avec le temps, et qu'il n'y a pas un seul déterrage identique.

En règle générale, un seul chien doit être mis sous terre, ceci est vrai pour le renard, et impératif pour le blaireau.

La chasse terminée, il faut reboucher le ou les trous qui ont été nécessaires pour le déterrage. Reconstituer la garenne

Une règle s'impose : ne pas détruire la garenne. Si possible, essayer de la reconstruire avec les matériaux sur place, pierres plates ou bois, avant de faire tomber la terre.

 

La Convivialité

 

Une fois la place laissée propre et nette, nous sommes déjà au milieu de l'après-midi, tout le monde a soif et faim, alors maintenant, place à la convivialité, aux chansons et aux fanfares.

 

                                   


Avious los uèlhs bordats d'anchòias (ils avaient les yeux bordés d'anchois) ils avaient les yeux rouges couma dijè en patoi.

 

Ces journées de convivialité fédèrent et « soudent » notre équipe autour d' ambitions communes, la solidarité au service d'un équilibre des espèces de la faune sauvage dans le respect de la règlementation, de la santé et de la sécurité publique.

 

 

Merci pour votre accueil

 

Nouvelle journée de déterrage, le samedi 02 juillet 2011, à  Chameyrat où nous avons été reçus par l'équipe des chasseurs.

Ce matin-là, nous sommes accueillis par Yannick et ses copains dans leur cabane de chasse par un casse-croûte et un bon café .

Plusieurs équipes sont constituées et nous voilà partis sur le terrain.

 

   

 

  

 

          

 

Merci pour votre accueil.

 

 Photos de la journée de convivialité le 14 Août 2011 à Soudeilles

organisé par l'association, pour tous les louvetiers,leurs conjoints et leurs piqueux

 

Cette journée permet à nos conjoints, à nos piqueux de se rencontrer et partager ensemble nos expériences, nos manières de faire, nos valeurs simples dans la plus grande convivialité. C'est aussi l'occasion d'échanger ensemble librement sur les orientations et sur les projets de notre association. Nous sommes bien plus intelligents à 10 qu'à 2 et à 20 qu'à 10. Aujourd'hui, le point de vue de chacun est pris en compte, car il est important pour pouvoir avancer dans le bon sens.

 

                                   

 Dédé et Benjamin

  Maxime et Daniel

 

Le nouveau président de la XIX région Limousin, Michel BUISSON nous a fait l'honneur de sa présence

pour soutenir l'équipe renouvelée et rajeunie de louveterie de la Corrèzienne.

 

Les jeunes et les expérimentés, même passion, même combat ...

 Depuis l'arrivée des 10 nouveaux lieutenants de louveterie en 2010 et la mise en place de la nouvelle équipe, certains anciens louvetiers (non atteints par la limite d'âge) souhaitent peut-être reprendre du service en 2015. Qu'ils soient les bienvenus.

 

 Ils sont venus, ils sont tous là ....

 

 

Nous disons tous un grand merci à Dédé et ses piqueux et à Jacky pour l'organisation irréprochable de cette magnifique journée de convivialité.

 

L'année 2012 démarre bien.
Nouvelle journée de convivialité au sein de la louveterie corrézienne et ... toujours beaucoup de monde présents.

 

 

Le samedi 9 juin 2012

             

                   

                         René dit Vivi

Christophe et Jean-Marc

 

Jean-Louis, Jacky et Jean-Luc

 

Pedro pousse la chansonnette ...

 

 

Photos de la journée de convivialité le 14 Juillet 2012

organisé chez Benjamin à Saint Pardoux la Croisille

 

                

 

              

 

         
 

Ils sont un peu particuliers ces chasseurs qui partent sans cartouches et sans fusil, avec pour seules armes des pelles, des pioches, une sonde et une grande pince. Leurs chiens ne sont ni des chiens d'arrêt ni des chiens courants, mais des petits modèles, fox ou teckels.
Leur gibier, lui-même, est particulier : il ne se mange pas.

La chasse sous terre est l'art de prendre les renards et les blaireaux on fond de leur terrier. Il suffit pour cela d'y introduire un chien qui met et maintien l'animal à l'accul. On creuse ensuite un peu et on prend l'animal avec des pinces. Résumé ainsi, cela parait fort simple. Dans la réalité, ça l'est un peu moins. 
Tout commence par la connaissance des terriers ; bien que cela ne soit pas très difficile, il faut apprendre à distinguer le terrier de blaireau de celui du renard ou du lapin que des chiens en maraude ont agrandi. Si le blaireau reste fidèle à son terrier malgré le passage d'un homme à proximité immédiate, il n'en va pas de même du renard. Souvent, surtout au printemps, des agriculteurs ou des chasseurs peu expérimentés s'approchent trop près des terriers pour vérifier s'il est bien occupé ; quand les déterreurs arrivent le lendemain, le terrier est vide ! La discrétion la plus extrême doit être la règle.

 

 


journée de déterrage (05 - 2014)

 

Nouvelle journée de déterrage à Sornac le 21 - 06 - 2014

 

 

 

 

 

 

 

 18 Blaireaux et 3 renards pris

 

Mise à jour le 21 JUIN 2014